SOFITEX : le prix du kg de coton passe de 200 à 235 F CFA PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Mardi, 19 Avril 2016 07:50

Le directeur général de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX), Wilfried Yaméogo a bouclé sa tournée, le vendredi 15 avril 2016 à N’Dorola, la plus grande région cotonnière du Burkina Faso. Au cours des entretiens, il a annoncé aux producteurs, que le prix d’achat du kilogramme de coton graine passera de 200 à 235 francs CFA pour la campagne 2016-2017.

 

C’est par la région cotonnière de N’Dorola dans la province du Kénédougou, que le nouveau Directeur général (DG), de la Société des fibres et textiles (SOFITEX), Wilfried Yaméogo a bouclé sa tournée, le vendredi 15 avril 2016. Le premier responsable de la Société s’y est entretenu avec les producteurs, le personnel de l’usine et les agents de terrain. Il s’est agi pour Wilfried Yaméogo, de livrer aux travailleurs du coton «le message d’engagement de la direction générale à leur côté, afin d’accroître la production et ce, dans les meilleures conditions». De façon claire, le DG est venu les informer de ce que la SOFITEX va «marquer un arrêt momentané» dans la culture du Coton génétiquement modifié (CGM), produit par la firme américaine Monsanto. Selon lui, cette décision a été prise «pour permettre à  Monsanto et au dispositif de la recherche, d’améliorer les caractéristiques de la fibre du CGM». Le CGM, a-t-il laissé entendre, produit une fibre plus réduite que le conventionnel, ce qui a entrainé une perte d’environ 48 milliards 300 MILLIONS de F CFA. Les producteurs doivent donc reprendre la culture du coton conventionnel abandonné, il y a quelques années, a-t-il fait comprendre. Autre nouvelle que Wilfried Yaméogo a apportée aux producteurs de coton, ce sont les efforts du gouvernement pour maintenir le prix des intrants à 15 000 francs le sac, et rehausser de 35 francs CFA, le prix d’achat du kilogramme de coton graine.

 

Des difficultés exposées au DG

Ainsi, le prix du kg de coton passe de 200 francs à 235 francs CFA. Ces efforts, a-t-il affirmé, coûtent 31 milliards 500 MILLIONS de francs CFA au gouvernement.

Retourner au coton conventionnel pour les agriculteurs, c’est revenir à la culture des six traitements au lieu des deux pour le CGM. Cependant, ils ont entièrement adhéré à cette décision et ont promis au directeur général, une production de 100 mille tonnes de coton 100% conventionnel. «Déjà en 2005 et 2006, nous avons produit 85 mille tonnes de coton conventionnel. Nous pouvons encore réaliser ce sursaut avec des grands techniciens équipés», a soutenu Yassia Sawadogo, chef de la région cotonnière. La SOFITEX a attiré l’attention de ses fournisseurs sur les désagréments que pourrait entrainer le mélange entre le coton conventionnel et le CGM pour la région. Elle a appelé tout producteur détenant des semences CGM à les restituer aux agents de terrain contre payement. Les producteurs ont cependant égrené des difficultés qu’ils disent être un frein à la production cotonnière de la région de N’Dorola. Cette région détenant les plus vastes superficies en matière de coton, se trouve confrontée à la délimitation de la zone pastorale et à l’aménagement du barrage de Samendéni, qui lui ôtent 16 mille hectares de ses espaces cotonniers, dépossédant certains producteurs de leurs champs. Les paysans ont également posé le problème de l’arrivée tardive des intrants et la qualité des produits et des appareils de traitement. «Nous souhaiterions disposer des produits plus tôt, même au mois d’avril si possible», a confié Noufou Koné du département de Kangala. Le nouveau patron de la SOFITEX a rassuré ses fournisseurs, de la disponibilité dans les meilleurs délais en qualité et en quantité des intrants, des équipements et des insecticides. En ce qui concerne les espaces pastorales, M. Yaméogo a dit que «la décision de l’Etat reste, mais nous allons entamer des discussions avec les autorités». Toujours selon le DG, pour la campagne 2016-2017, environ 664 mille hectares de terre seront emblavés en coton conventionnel dans la région SOFITEX, et 600 mille tonnes y sont attendues. Dans la région de N’Dorola, la moyenne des superficies de coton est de 7 hectares, certains champs s’étendant sur environ 100 hectares. A en croire Wilfried Yaméogo, «c’est à N’Dorola que nous réalisons les meilleurs rendements à l’échelle du Burkina Faso». De ce fait, elle constitue une région spécifique, selon le directeur général de la SOFITEX.

 

Danoaga Dominique DIAPPA

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Sidwaya

Mise à jour le Mardi, 19 Avril 2016 08:13
 

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