Trafic dans l’UEMOA en 2017 : le racket, l’exercice favori sur tous les corridors PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Mercredi, 30 Mai 2018 09:31

L’Observatoire des pratiques anormales (OPA) de l’UEMOA a organisé,  le mardi 29 mai 2018 à Ouagadougou, un atelier national  de restitution et de diffusion de son rapport annuel 2017. Il en ressort que les tracasseries routières persistent sur les corridors de l’Union.

Malgré les multiples règlementations nationales et communautaires et  les sensibilisations, les tracasseries routières préjudiciables à la libre circulation des personnes et des biens dans l’Union économique et monétaire ouest africain (UEMOA) ont la peau dure. En effet, le rapport annuel 2017 de l’Observatoire des pratiques anormales (OPA) de l’institution présenté  le 29 mai 2018 à Ouagadougou aux acteurs impliqués dans les transports (transporteurs, douaniers, policiers, gendarmes, forestiers, usagers) indique que le nombre de postes de contrôle sur les corridors sont largement supérieurs à  la norme qui est de trois. Les perceptions illicites hors frontières sont relativement élevées. Le corridor Dakar-Bissau remporte la palme avec en moyenne  124 500 F CFA et celui de Bamako-Ouagadougou via Hérémakono est deuxième avec 63 519 F CFA. Le rapport souligne aussi que des perceptions illicites sont opérées aux frontières ou aux nœuds des corridors par la douane, la police, la gendarmerie. Ainsi, au poste frontalier du Mali avec le pays des Hommes des intègres, sur les corridors Ouagadougou-Bamako via Koury, le montant des perceptions serait de 13 888 F CFA en moyenne pour le Mali et 9 638 F CFA pour le Burkina Faso. En outre, les temps de contrôle par camion et par voyage sur l’année 2017 ont évolué différemment sur les corridors et dans les pays. Les temps moyens au 100 kilomètres les plus élevés ont été observés sur les axes Dakar-Bissau, Tema-Ouagadougou et sont respectivement de 49 et 10 minutes. « Ces longs temps de contrôles associés aux frais illicites perçus par des agents sous prétexte qu’ils sont au soleil retardent le transport et engendrent des coûts supplémentaires. De plus, les surcharges des camions ralentissent le trafic et sont à la base des nids de poules sur les routes», a déploré le commissaire de l’UEMOA chargé de l’Aménagement du territoire et du Transport communautaire, Paul Koffi Kofi. Pour lui, il faut bannir ces pratiques  pour, non seulement fluidifier le trafic, mais aussi éviter que les gens ne voyagent la peur au ventre. Il a été rassuré par le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent Dabilgou qui a souligné que l’essentiel des échanges commerciaux du Burkina Faso se faisant par la route, la compétitivité de son économie dépend de la facilitation des flux de transport. Aussi, il a demandé à tous les acteurs concernés par la question  de s’engager dans un changement qui puisse permettre aux transporteurs de livrer les marchandises à temps et à bon prix. D’ores et déjà, il a promis que toutes les recommandations qui seront prises pour mettre fin aux tracasseries routières seront mises en œuvre par le pays des Hommes intègres.

 

 

Eliane SOME

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Sidwaya

 

Mise à jour le Mercredi, 30 Mai 2018 09:37
 

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