Burkina Yirwa et FFS: Roch, hourra ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par L'Observateur paalga   
Mardi, 08 Septembre 2015 08:49

Et deux soutiens de plus pour le candidat à la Présidentielle, Roch Marc Christian Kaboré, peut-on dire de la décision solennellement annoncée par le parti Burkina Yirwa et le FFS (Front des forces sociales), hier lundi 7 septembre 2015 dans une des salles de rencontre de l’ABMAQ. Foi d’Etienne Traoré et d’Edouard Zagré, les premiers responsables de ces formations politiques, le choix de ce candidat s’explique tant du point de vue idéologique que du coefficient personnel de leur élu.

Le Pr Etienne Traoré, c’est ce grand débatteur devant l’Eternel et observateur de la scène politique depuis pas moins de trois décennies. Il est donc clair que les auditeurs, à un point de presse où il est intervenant, s’attendent toujours à un grand déballage et à des commentaires acerbes. Ceux qui étaient dans la salle de l’ABMAQ en cette matinée du 7 septembre 2015 n’ont pas été en tout cas déçus. Visiblement, Etienne Traoré, qui a rebondi en créant Burkina Yirwa à la suite de la bagarre épique (qui s’est terminée par un divorce) avec Philippe Ouédraogo autour de la présidence du PDS/METBA, n’a rien perdu de sa verve habituelle.

 

Le principal objectif de la rencontre, c’est surtout la décision de son parti et de celui du Front des forces sociales (FFS) de s’aligner derrière le candidat du MPP, Roch Marc Christian Kaboré. A écouter Etienne Traoré et Edouard Zagré, le soutien à un candidat obéit à deux principes : l’idéologie et le coefficient personnel. Du point de vue idéologique, les trois partis constituent un camp de gauche. Et sur les qualités intrinsèques du candidat à la présidentielle, les deux orateurs énuméreront la stature d’homme d’Etat de leur héros, son humilité, le courage mortel (c’est la formule d’Etienne Traoré) que lui et ses compagnons ont eu en quittant le système Compaoré, et surtout l’apport inestimable du parti et des ses hommes dans la réussite de l’insurrection.

La décision d’organiser ce point de presse survient quelques jours seulement après la proposition faite par le candidat Ablassé Ouédraogo d’exclure de la course à la présidence ceux qui ont été dans une autre vie complices des velléités de révision de l’article 37, parmi lesquels Roch Marc Christian Kaboré. Cette rencontre avec les journalistes n’est-elle donc pas une réaction à ce recours ?, s’est demandé un journaliste. Pour Edouard Zagré et Etienne Traoré, il n’en est rien. Les retrouvailles avec la presse ont été décidées bien avant. Etienne Traoré ira même plus loin. «Je vous en prie, ne me parlez pas d’Ablassé Ouédraogo. Vous savez, c’est un individu qui n’est particulièrement pas doué pour la communication. Vous vous rappelez de ses sorties dans la presse, dont la dernière a été l’occasion de parler de son expérience à l’extérieur, qui n’a d’ailleurs pas été brillante. Il vaut alors ce qu’il vaut. Il a ses limites. Il est totalement hors sujet. Il veut de la publicité gratuite ».

Le professeur de philosophie à l’université de Ouagadougou volera également dans les plumes d’Emile Kaboré, qui a récemment nié le mérite de l’insurrection. «Comme il est nouveau, il a le zèle du nouveau. Il a d’abords été au MPP et il n’a pas été classé. Il est parti au CDP, parce que même les gens de son village ont dit qu’ils ne voulaient pas de lui». Et prenant l’exemple du Mali, qui n’a pas fait dans la dentelle après la chute de Moussa Traoré, il regrettera ce qui suit : «Il est certain que notre révolution a été trop magnanime.  Elle a été inachevée. On a dit de faire l’ouverture et certains font le malin. On a parlé d’ouverture, mais l’on n’a pas invité les serpents et les rats à entrer».

 

Issa K. Barry

L'Observateur paalga

Mise à jour le Mardi, 08 Septembre 2015 09:05
 

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