Série de débats politiques : Les moments forts PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Jeudi, 26 Novembre 2015 10:41

Dans le cadre de la présidentielle au Burkina Faso, prévue pour le 29 novembre 2015, le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), en partenariat avec le Centre pour la démocratie et le développement (CDD), a organisé les 21 et 22 novembre une série de débats politiques à Ouagadougou entre les candidats en course pour le fauteuil présidentiel. Divisés en deux groupes de 7, les présidentiables ont exposé tour à tour leurs ambitions pour le Burkina sur cinq thèmes tirés du sondage «afro-baromètre» : la santé, l’éducation, l’eau et assainissement, l’emploi et l’énergie. Chaque candidat ayant eu trois minutes par thème sous la supervision du modérateur Ousséni Ilboudo (directeur des rédactions de L’Observateur Paalga), il nous est difficile de vous restituer leur présentation mais nous vous proposons un retour sur les moments forts de ces échanges.

 

3 mn de présentation pour Françoise Toé

Prenant la parole sur le premier thème, celui de la santé, la candidate indépendante Françoise Toé a jugé utile de rappeler le contexte de « l’indépendance» de sa candidature, au départ soutenue par le PDP-PS et aujourd’hui portée par le MLN. Conséquence, lorsqu’elle a voulu étaler son programme de société en matière de santé, le temps était déjà écoulé, obligeant le modérateur à passer la parole au suivant.

 

Tintin, «le porte-parole» et ses chiffres

Le moins que l’on puisse dire est que le candidat indépendant Boukaré Ouédraogo, dit «Tintin», a animé le débat avec ses chiffres. Lui qui affirme que «le Burkina Faso est le 2e producteur mondial de coton», s’en est donné à cœur à ses propositions. Lorsqu’on lui fait remarquer par exemple que le nombre de chômeurs est difficile à déterminer, «Tintin» répond par sa propre technique : «C’est simple, on nous dit qu’il y a 640 000 personnes qui ont tenté les concours de la Fonction publique, ça fait 640 000 chômeurs».

Il se fait également le porte-parole des candidats quand il s’agit de la tenue de leurs promesses électorales : «Ce n’est qu’une compétition. Sinon, nous sommes tous des amis. Je prends l’engagement, au nom de tous les 7 candidats ici présents, que si l’un de nous est élu, tout ce que l’on a dit, on le fera.». Et après que certains candidats ont demandé que «chacun prenne son engagement sur son programme», il revient à la charge au moment de conclure : «Il faut voter pour moi car vous avez vu que je ne suis pas politicien. J’ai promis au nom des politiciens et ils ont refusé.»

 

Ram-Roch, le duo comique d’un soir

On a bien rigolé sur certaines interventions de Ram Ouédraogo qui ne manquait pas de lancer des piques à son voisin immédiat Roch Marc Christian Kaboré. Le second ayant refusé de faire sa propre « prodada », affirmant vouloir laisser le peuple décider, le premier a dit qu’il n’allait pas s’en priver». Et le clou a été le moment où Ram, appelant à voter pour lui, a affirmé : «Cela fait 50 ans que nous avons essayé sans succès la social-démocratie, suivez mon regard, est-ce qu’il n’est pas temps d’expérimenter l’écologie politique ?» Son voisin de candidat du MPP ayant hoché de la tête, le champion des «Verts» a sauté sur l’occasion : «Vous avez vu ? iI acquiesce !»

 

Zeph, Me Sankara et Ablassé, les grands absents

Zéphirin Diabré de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Ablassé Ouédraogo de Le Faso Autrement, Bénéwendé Sankara de l’Union pour la Renaissance, parti sankariste (UNIR/PS), n’ont pas pu faire le déplacement à Laïco Hôtel pour le second jour du débat pour des raisons diverses. Une absence fort remarquée.

 

Premier jour : Adama Kanazoé de l’Alliance des jeunes pour l’indépendance et la République (AJIR), Ram Ouédraogo du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF), Françoise Toé (candidate indépendante), Jean-Baptiste Natama du Collectif Natama, Boukary Ouédraogo (candidat indépendant), Saran Séré/ Sérémé du Parti pour le développement et le changement (PDC) et Roch Marc Christian Kaboré du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP)

Second jour : Tahirou Barry du Parti de la Renaissance nationale (PAREN), Victorien Tougouma du Mouvement africain des peuples (MAP), Salvador Yaméogo du Rassemblement des démocrates pour le Faso (RDF) et Issaka Zampaligré, candidat indépendant.

 

 

Mise à jour le Jeudi, 26 Novembre 2015 10:46
 

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