Réseau de l'audiovisuel public d'Afrique francophone: Front commun face à l’évolution technologique PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Mardi, 26 Février 2013 06:06

En marge de la 23e édition du FESPACO, le Réseau de l’audiovisuel public d’Afrique francophone (RAPAF) a organisé un déjeuner de travail le lundi 25 février 2013, sous la présidence du ministre burkinabè de la Communication, Alain Edouard Traoré. Cinq patrons de presse publique francophone ont pris part à cette rencontre. La rencontre de travail du Réseau de l’audiovisuel public d’Afrique francophone (RAPAF) a enregistré la participation effective des directeurs généraux des Radiodiffusions et Télévisions du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Cameroun et du Burkina Faso, ainsi que des responsables du réseau. Elle a porté sur des projets de production et de coproduction et exploré des axes de développement de partenariats.

 

Accompagner les chaînes africaines dans le positionnement de leurs programmes sur des marchés internationaux, telle est l’ambition partagée par les participants à cette session de réflexion et de partage autour des projets des radios et télévisions partenaires du RAPAF. La 23e édition du FESPACO qui se tient du 23 février au 2 mars 2013 à Ouagadougou sous le thème « Cinéma africain et politiques publiques en Afrique » est l’occasion rêvée pour la structure fédératrice de l’audiovisuel public de l’Afrique francophone pour revisiter sa vision partagée lors de sa création en 2007 à Bamako au Mali. Il s’agit de créer un espace de coopération et de partage des productions nationales audiovisuelles afin de mieux s’adapter à un environnement fortement concurrentiel marqué par l’émergence de groupes de médias privés. L’autre défi pour le réseau est de servir de plateforme pour aborder, dans une approche commune la problématique de la mutation technologique allant de l’analogique vers le tout numérique, conformément à l’accord de Genève qui prône le passage de témoin d’ici à mi-juin 2015.

Le RAPAF a alors mené la réflexion sur le thème : « Positionnement des programmes des chaînes audiovisuelles de service public des pays membres du RAPAF (zone UEMOA) : production, coproduction, échange de programmes et production ». Il a donc décidé, au regard de la modicité des budgets alloués aux radiodiffusions nationales, d’aller collégialement au devant du défi des mutations imposées par l’évolution technologique.

Pour ce faire, un système de commutativité devra permettre d’augmenter la production de ces télévisions et au-delà, « contribuer à enrichir le contenu de nos programmes à travers les échanges que les différentes télévisions vont mettre en œuvre entre elles. Je pense que c’était essentiel que les directeurs généraux des télévisions publiques francophones de notre espace UEMOA et même au-delà, puissent se réunir pour échanger au moment où le FESPACO se tient, au de poser la question de la production dans nos télévisions », a affirmé Alain Edouard Traoré. Il se pose également, pour l’aboutissement de telles perspectives, la question de l’organisation. Le ministre a alors expliqué que c’est une « question de gouvernance », car il y a parfois trop d’informel sur le continent.

 

Thomas Dakin POUYA

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Réactions de participants

Le DG-RTB, Soulémane Ouédraogo :

« Nous avons décidé de porter les politiques publiques de manière plus engagée. Ce qu’on peut retenir, ce sont des engagements fermes de notre part, portés par la RTB en tant qu’initiatrice, confiés au RAPAF qui doit se charger d’être la plate-forme d’expression de vitalité qui se dessine.

Le premier engagement, c’est de la production. C’est décliner huit magasines représentatifs des capitales africaines au niveau de l’espace UEMOA qui vont être partagés par l’ensemble des télévisions de cet espace. Le deuxième engagement que nous avons pris, c’est au niveau de la coproduction. Le troisième engagement pris concerne les échanges de programmes. Le Burkina offre cinq productions de référence, les sept autres pays vont en faire autant et nous aurons un panier commun riche de quarante productions majeures. Porter cet ensemble d’initiatives production-coproduction-échange de programmes, c’est se donner de la visibilité. C’est un schéma de promotion qui peut nous permettre de rendre visibles nos engagements pour consolider et rendre opérationnelles les politiques à travers nos grilles de programmes. Un outil majeur, un catalogue de référence qui va réunir l’ensemble de nos ambitions, de nos productions serait un site du RAPAF qui va avoir un lien pertinent avec nos télévisions. Nous pourrons donc produire à volonté mais le patrimoine audiovisuel doit servir à nourrir le présent mais aussi l’avenir pour peu que nous mettions à notre profit des cadres de conservation, de préservation et de valorisation ».

 

Le SG du RAPAF, Mohamed Soumana Maïga :

« Il est important que les structures africaines d’une manière générale et les structures audiovisuelles se prennent en main. La télévision telle que vous la regardez très souvent est une télévision certes, qu’on essaie de faire pour les besoins des populations avec une large part réservée à travers la vitrine sur l’Occident. Ce qui faisait que très souvent, nos populations ne se retrouvaient pas dans nos propres chaînes et cela pour plusieurs raisons. La première raison, c’est que nous avons une faiblesse de production. La seconde, sachant que nous avons les mêmes populations dans notre espace, nous avons des échanges de programmes qui sont très faibles. La troisième, c’est que nous valorisons très peu la mémoire que nous avons drainée depuis cinquante ans. Parfois, on est fier de dire qu’on fête les cinquante ans mais en même temps, on n’est pas fier de dire qu’on a bien conservé les mémoires qui nous représentent. Avec l’émergence dans un cadre comme le Burkina où de plus en plus de jeunes prennent en main leurs destinées à travers la production de séries, de documentaires et parfois de films, comment faire pour tendre la perche afin de valoriser cette frange de la société qui se bat véritablement pour réussir ? ».

 

Le président du RAPAF/DG de CRTV Amadou Vamoulké :

« Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est que les propositions viennent des télévisions elles-mêmes. Je suis dans une organisation de ce type qui a l’habitude de faire des appels, de proposer, de demander aux télévisions de se gérer et aujourd’hui je me retrouve dans la situation où je viens voir des télévisions qui disent, voilà ce que nous voulons faire et qu’est-ce qui peut déjà être engagé. Je crois que ce sont des démarches très intéressantes qui témoignent de l’intérêt à faire en sorte que ces télévisions soient structurées, produire ou produire entre elles avant de demander un appui extérieur.(…) C’est un sujet important et essentiel ; il l’était déjà avant et il va l’être de plus en plus et il le sera de plus en plus dans deux ans. Quand la plupart de nos pays sera entré dans l’ère du numérique, nous serons nécessairement obligés de ré-exploiter toutes les archives et patrimoines audiovisuelles que les uns et les autres vont avoir. De telle sorte que nous puissions avoir un élément numérique qui nous dise tout de suite, voilà le contenu, voilà les images, voilà le son, voilà les droits de réalisateur. Et pour cela, nous travaillons dessus déjà au CIRTEF. Nous avons installé déjà dans vingt-deux pays d’Afrique, un dispositif d’archivage économique qui ne coûte pas cher et qui permet de numériser et de mettre en place également tout le dispositif de gestion multimédia ».

 

Propos recueillis par

Voro KORAHIRE et TDP

Sidwaya

 

Mise à jour le Mardi, 26 Février 2013 06:16
 

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Nestor BAKI

Sidwaya

 

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