Rencontre Blaise Compaoré - Cinéastes: Les chefs d’Etat africains bientôt au chevet du cinéma PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Dimanche, 03 Mars 2013 22:16

Le président du Faso Blaise Compaoré a annoncé le vendredi 1er mars 2013 à Ouagadougou, l’organisation, les mois à venir, d’une rencontre entre chefs d’Etat africains et professionnels du 7e art, afin de booster la production cinématographique. Sollicité par les acteurs du cinéma présents à la 23e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) pour être leur porte-voix auprès de ses pairs, M. Compaoré donne là une première réponse.

Au cours d’un dîner-gala offert le vendredi 1er mars 2013, au palais présidentiel de Kosyam, le président Blaise Compaoré a répondu favorablement à la sollicitation des cinéastes et professionnels d’Afrique et de la diaspora. Il a, en effet, accepté d’être leur porte-parole auprès de ses pairs et des hautes instances africaines, pour présenter les conclusions du colloque de la 23e édition du Fespaco. D’ores et déjà, il a promis d’organiser dans les mois à venir, une plateforme d’échange qui va regrouper à Ouagadougou, des chefs d’Etat et des représentants du monde du cinéma. Cette rencontre permettra d’examiner les propositions du colloque, axées essentiellement sur le financement public du cinéma, la coproduction et le soutien à l’organisation du FESPACO.

 

Blaise Compaoré a salué les professionnels du 7è art, pour leurs réflexions visant à relancer le cinéma africain et à faire de ce domaine, un moyen de l’affirmation de l’identité des peuples, mais aussi un secteur qui accompagne l’Afrique plus que jamais proche d’émerger sur de bonnes bases. « Les conclusions de vos réflexions serviront de fondements à la réalisation de notre ambition commune de hisser le cinéma africain au rang des arts cinématographiques les plus dynamiques, et capables d’assurer le rayonnement de la culture, ainsi que l’affirmation de l’identité de nos peuples », a-t-il dit.

Le chef de l’Etat connaît bien ce monde, ne serait-ce qu’à travers le FESPACO et le soutien financier et technique que son gouvernement apporte aux réalisateurs burkinabè. Il s’est dit convaincu que le cinéma et l’audiovisuel peuvent participer à l’émergence de chaque pays du continent, à condition qu’ils soient mieux structurés. « Une meilleure structuration et le financement conséquent du cinéma et de l’audiovisuel de façon générale, s’imposent comme des impératifs pour leur conférer une plus grande vitalité et un dynamisme accru, en termes de productivité et de compétitivité dans un environnement concurrentiel », a expliqué le président du Faso.

 

L’UA interpellée

Le colloque du 23e Fespaco, tenu les 26 et 27 février 2013 sur le thème : « Cinéma africain et politiques publiques en Afrique », s’est achevé par un document dit « Déclaration solennelle de Ouagadougou ». Ce document énumère les causes de la situation peu reluisante dans laquelle le cinéma africain se trouve. Mais surtout, il propose une solution pas nouvelle, mais ayant montré ses preuves dans certains pays d’Afrique. En effet, le monde du cinéma africain a demandé aux chefs d’Etat du continent de mettre en place un fonds d’avance sur recettes. Pour les signataires de cette proposition, il s’agit de « franchir le pas », en passant maintenant de la volonté politique à la décision politique.

Cette décision devrait être immédiatement applicable et conforme aux instruments juridiques et outils relatifs contenus dans les politiques culturelles nationales et sous-régionales. Les cinéastes ont, en outre, appelé à systématiser progressivement les coproductions avec l’ensemble des chaînes de télévision. Par ailleurs, les participants au colloque ont appelé l’Union africaine (UA) à prendre des mesures en faveur de la culture et du 7e art en particulier, de sorte que les aides internationales viennent en complément et non en substitution, pour appuyer l’initiative du fonds panafricain du cinéma et de l’audiovisuel.

Dans les échanges, Blaise Compaoré s’est dit conscient du rôle des pouvoirs publics dans la promotion et la consolidation des valeurs fondamentales et de l’identité culturelle. Il s’est engagé, sans hésiter, à apporter davantage son soutien au monde du cinéma.

Dans la convivialité, les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel ont partagé au palais présidentiel le dîner avec le président Blaise Compaoré. Ce fut une véritable soirée d’amitié et d’échange bien appréciée des participants.

 

Abdel Aziz NABALOUM

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Sidwaya

 

Mise à jour le Lundi, 04 Mars 2013 06:23
 

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Nestor BAKI

Sidwaya

 

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