RDC : Le dialogue tient à un…coup de fil PDF Imprimer Envoyer
Écrit par L'Observateur paalga   
Lundi, 14 Novembre 2016 09:03

Quel médecin parviendra à sauver la République démocratique du Congo ? Depuis de longs mois en effet, les soignants se succèdent au chevet de ce grand corps malade, sans jamais parvenir à trouver le traitement qui pourra le tirer d’affaire. Pas de remède miracle en dépit des sermons et des prières de la Conférence épiscopale nationale de Congo (Cenco). Pas plus de résultats, même encourageants, après les maintes tentatives et initiatives régionales dont la plus marquante restera celle de l’Union africaine, menée par le druide Togolais Edem Kodjo dont la potion, loin d’être magique, n’aura eu pour seul effet que de compliquer davantage une situation déjà délétère. Et ce n’est pas la nomination imminente d’un Premier ministre issue de l’opposition, actée par le dialogue national, qui pourra y changer quelque chose.

Les ambassadeurs onusiens sont-ils venus dire son fait à Mobutu light ou, comme l’affirme le sénateur She Okitundu, une personnalité de la majorité, ne sont-ils là que pour s’informer, non pour formuler des injonctions, ni pour vérifier l’application de la résolution de l’ONU ?

 

Et on est d’autant plus septique quant à l’issue heureuse de ce qui s’apparente davantage à un voyage d’agrément sur les rives du fleuve Congo que, si la délégation est censée parler d’une seule voix, il se trouve que son message se décline en tonalités plus ou moins discordantes en fonction de la sensibilité, mais surtout du pays d’origine des uns et des autres : ainsi, alors que le Français parle d’une transition pacifique à la fin du mandat du présidentiel, son homologue angolais préfère, quant à lui, indiquer qu’un troisième mandat, ce n’est pas la solution à la crise.

En tout cas, après avoir échangé avec tous les protagonistes, les mici dominici de Ban ki moon sont juste parvenus à arracher la promesse d’un échange téléphonique entre les figures de proue des deux camps. C’est dire si la situation en RDC tient à un coup de fil. Un fil si ténu qu’il peut rompre à tout moment.

Donc, même avec l’appui de l’ONU, on n’est pas sorti de l’auberge congolaise. C’est à croire qu’après toute cette agitation, la solution pacifique ou sanglante ne viendra de nulle part si ce n’est des Congolais eux-mêmes.

 

La Rédaction

L'Observateur paalga

Mise à jour le Lundi, 14 Novembre 2016 09:25
 

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