Pascal Affi N’Guessan : «La justice pénale, dans certaines circonstances, est inappropriée» PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Jeudi, 16 Mars 2017 11:09

Témoin du 2e congrès ordinaire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le président du  Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan,  a accordé une interview à  Sidwaya. Il a passé en revue, la gestion du pouvoir d’Etat en Côte d’Ivoire, les divergences au sein de son parti  et  les relations ivoiro-burkinabè.

Sidwaya (S.) : Le président Alassane Ouattara a été réélu en 2015 pour un deuxième mandat.  Vous  avez douté de la crédibilité du scrutin en son temps…

Pascal  Affi N’Guessan (P. A. N.) : Nous, nous avons été aux élections. C’est vrai qu’il (le président Ouattara) a gagné dans des conditions de transparence, sur lesquelles on a beaucoup de choses à dire. Mais, pour donner une chance à notre pays de tourner la page de tous les évènements qu’il a connus en 2010-2011, nous n’avons pas estimé nécessaire de faire quoique ce soit.   Nous  avons voulu  favoriser la paix et la stabilité  en Côte d’Ivoire.   Nous prônons la réconciliation nationale,  et il allait être contradictoire pour nous de nous engager dans une action de défiance et de refus.    C’était créer des conditions encore d’un embrasement national, que  de se lancer dans des contestations.

 

S. : Vous reconnaissez donc une légitimité au chef de l’Etat ?

P. A. N. : Il a été élu. Il est le président. On n’a pas besoin de faire de commentaire. Il n’y a pas deux présidents dans le pays. La légitimité est une question, qui va au-delà de la légalité. La légitimité fait appel aux sentiments des gens et à leur appréciation. Vous pouvez être au pouvoir, avoir la légalité sans la légitimité, parce qu’une proportion de la population n’adhère pas à ce que vous faites. Mais ça, c’est une appréciation subjective. Le problème de légitimité se pose en Côte d’Ivoire. Quand on regarde les taux de participation aux élections, on voit bien que la grande majorité des Ivoiriens ne participe pas au vote.  Celui qui a été élu à l’élection présidentielle,  tout comme ceux aux dernières élections législatives, ont un gros problème de légitimité. Quand un député a été élu avec un taux de participation de  15%,  et que lui-même n’a reçu que 40 ou 60%  des  voix, cela pose problème.   Quand, dans un pays,  plus de 80% de la population boycotte aussi massivement un vote, la question de la légitimité ne peut être ignorée. Le problème qui se pose aujourd’hui en Côte d’Ivoire, c’est un problème de réconciliation. Après la grave crise de 2010-2011, avec son lot de  morts, de traumatismes divers, d’arrestations et de déportations, les esprits sont divisés. Le pays a besoin de réconciliation.  Malgré toutes nos initiatives et notre bonne volonté,   ceux qui sont au pouvoir refusent d’emprunter la voix de la réconciliation.   Ce qui fait  qu’il y a une crise de confiance à l’intérieur du pays avec d’un côté, un pouvoir isolé et  de  l’autre,  la grande majorité de la population  qui  ne se sent pas concernée par ce qui se passe au niveau de l’Etat. Et le risque à l’avenir,  c’est qu’il y ait un embrasement.  Il y a véritablement un problème de légitimité des institutions à l’heure actuelle en Côte d’Ivoire.

 

S. : Vous voulez dire par là  que le président Ouattara a échoué à réconcilier les Ivoiriens ?

P. A. N. : Il  (président) a échoué dans tous les domaines. Il a échoué à faire la réconciliation, et à instaurer une justice équitable. C’est la justice des vainqueurs qui est toujours en cours. Il n’a pas non plus réussi à réformer l’armée. Vous avez suivi les derniers évènements en Côte-d’Ivoire. Le président Ouattara n’est pas parvenu à rétablir la confiance entre les Ivoiriens dans la vie politique nationale. Il n’est pas arrivé  à créer  des emplois pour les jeunes, à diminuer le chômage, et à ramener la sécurité pour les personnes et les biens. Donc, c’est véritablement un échec national.

 

S. : L’opposition qualifie le président Ouattara d’autocrate, alors qu’il vient d’afficher une posture démocrate, en décidant de ne plus briguer un autre mandat.  N’est-ce  pas un bon point pour la démocratie ivoirienne ?

P. A. N. : Si le président  Ouattara  piétine dix ou neuf dispositions de la Constitution et qu’il accepte respecter une, pour des raisons qui lui sont personnelles, nous ne considérons pas cela. Un démocrate doit respecter la Constitution et l’Etat de droit.  Mais  il ne doit pas le faire de façon sélective, ou respecter  quand  cela l’arrange.   En ce moment,  on ne peut pas parler de démocrate.

 

S. : La nouvelle Constitution ivoirienne n’a pas les faveurs de l’opposition. Pourquoi ?

P. A. N. : Il y a plusieurs critiques que nous faisons à la nouvelle Constitution. D’abord, il y a une question de forme. Le président de la République n’a aucune compétence en matière d’élaboration d’une nouvelle Constitution. Il peut modifier les dispositions de la Constitution, mais il ne peut pas la réécrire. Juridiquement, ce n’est pas possible.  Politiquement, il faut un besoin national pour aller à une nouvelle Constitution. C’est-à-dire, que la classe politique se rend bien compte de la nécessité de doter le pays d’une nouvelle Constitution. Or en l’espèce, le président a pris sur lui, de façon  unilatérale, d’opérer un coup d’Etat constitutionnel. Parce que quand un président prend sur lui de dissoudre la Constitution existante et d’écrire une nouvelle Constitution, il fait un coup d’Etat constitutionnel.

 

S. : Mais la démarche d’élaboration de la nouvelle constitution a été inclusive…

P. A. N. : Non ; pas du tout. Après la crise que le pays a connue, il y a effectivement nécessité d’un grand débat pour faire le dialogue et ça, nous le disons depuis longtemps. Faisons le diagnostic, parce qu’on a fait près de 20 ans de crise, de rébellion armée, de crise politique. On peut même dire, que depuis la mort du président Houphouët, le pays a basculé dans la violence, jusqu’à ce qu’il y ait une rébellion armée. Jusqu‘à ce que les  élections 2010-2011 se traduisent encore par des milliers de morts et par l’arrestation du président Gbagbo, qui a été déporté à la Haye. On ne peut  pas  faire comme si de rien n’était dans  un pays déstructuré comme la Côte d’Ivoire,  parce qu’on est arrivé au pouvoir  d’une manière ou d’une autre.   Même au Burkina, où  on n’a pas connu 3 000 morts comme chez nous, on parle de réconciliation nationale. La réforme constitutionnelle fait l’objet d’une démarche inclusive  au  Burkina. Une commission  a été mise en place, qui n’est pas présidée par quelqu’un du pouvoir. Tous les acteurs politiques sont associés. Il est impossible  d’en  faire autant  en Côte-d’Ivoire, un pays qui a connu une rébellion armée et  des dizaines de milliers de morts.  Sans diagnostic, on ne saurait  réformer la Constitution,  comme le président Ouattara l’a fait. La création d’un poste de vice-président   résout  quel  problème par exemple ?  Nous ne comprenons pas pourquoi un exécutif à trois têtes,  avec un président, un vice-président et un Premier ministre. Pourquoi instaurer le bicaméralisme ? Nous avons un parlement, qui a du mal  à fonctionner, parce qu’il a un problème de moyens. Si c’est pour la démocratie, pourquoi ne pas renforcer le parlement actuel ? Si véritablement la réforme constitutionnelle visait à résoudre les problèmes qui ont été à la base des graves crises  et à fonder un nouveau départ pour la Côte d’Ivoire, elle devait résulter d’un débat national inclusif.   Le président de la République n’a pas voulu adopter cette  démarche. Voilà un certain nombre d’aspects, qui font que nous ne pouvons pas nous associer à ce projet, parce que du point de vue de l’opportunité et de la démarche, la forme est illégale.   C’est une Constitution,  qui n’est pas faite pour aider la Côte d’Ivoire,  mais  pour servir   les intérêts du pouvoir.

 

S. : Faut-il  alors  reprendre  tout à zéro  pour  bâtir  une autre Constitution?

P. A. N. : Oui ! Mais en ce moment, il faudrait que ceux qui sont actuellement au pouvoir acceptent  de réviser leur position,  ou alors qu’il y  ait un nouveau pouvoir. Si nous arrivons à accéder au pouvoir en 2020, nous allons réformer la Constitution.

 

S. :   Est-ce  que l’opposition a suffisamment montré une  volonté d’aller au dialogue avec le camp présidentiel ?

P. A. N. : Depuis 2011,  nous parlons de dialogue politique  et de réconciliation. Quand je suis sorti de prison en 2013, j’ai évoqué l’organisation des états généraux de la République.  C’est une démarche, qui va nous permettre de nous asseoir autour d’une même table, les représentants de toutes les composantes de la nation, les partis politiques, la société civile, la chefferie traditionnelle, les autorités religieuses, les jeunes, les femmes et l’Etat.  Nous pourrons ainsi  faire le diagnostic et aller à la réconciliation.   On  pourra  connaître la vérité sur tout ce qui s’est passé, examiner les réparations à apporter aux  victimes  sans discrimination,  et  mener une réflexion profonde sur tous les aspects de la vie nationale,  sur la Constitution,  les institutions,  la décentralisation, les questions qui touchent à la laïcité de l’Etat, la réforme de l’armée, etc.  C’est un chantier important pour la stabilité politique du pays.   Mais  on n’a jamais eu ce débat  en Côte-d’Ivoire.   Nos camarades croupissent toujours en prison. Les procès se tiennent  dans des conditions inacceptables, humiliantes, alors que des individus, des chefs de guerre, identifiés par une commission mise en place par le pouvoir,  comme ayant commis des crimes, sont promus à des postes.   Cette situation est grave  et  fait   peser de grandes menaces sur l’avenir du pays.

 

S. : Parlant des récentes mutineries,  d’aucuns estiment que le président Ouattara a pris à la légère les préoccupations de l’armée. Etes-vous de  cet  avis ?

P. A. N. : Nous observons  qu’il est rattrapé par ses propres turpitudes. Parce que ceux qui réclamaient les primes ne sont autres que les mercenaires qu’il a recrutés, pour l’accompagner au pouvoir en 2011.   Il leur a promis cinq millions de francs et une villa chacun,  s’il l’aidait à triompher.  Une fois  arrivé au pouvoir,  il s’est contenté de recruter certains d’entre eux dans l’armée, et  de donner 800 000 francs CFA à d’autres qui sont retournés à la vie civile.   Et  comme certains soldats non satisfaits ont  connaissance que le président  Ouattara est en train de faire son dernier mandat,  ils ont exigé à ce qu’il leur paye avant de partir.  C’est pour cela, qu’ils sont sortis réclamer leur part du butin  de guerre à l’Etat de Côte Ivoire. C’est une affaire privée,  mais malheureusement,  c’est l’Etat  qui  est pris en otage aujourd’hui  par  les ex-combattants.  Cette situation pose le problème de la réforme de l’armée,  parce qu’on ne fait pas une armée républicaine avec des mercenaires.

 

S. : Le FPI,  que  vous dirigez, est miné par des divergences.  Comment gérez-vous la situation ?

P. A. N. : En tant que premier responsable, nous restons ouverts, nous continuons de parler  et  d’espérer que les camarades, qui se sont mis en marge au fil du temps, vont comprendre que la meilleure voie pour nous est celle de la participation à la vie politique nationale.  Y compris la participation aux élections. S’il y a une opportunité de dialogue,  qui est offerte,   il faut qu’on la  saisisse pour  résoudre les problèmes de prisonniers et  d’exilés.   Nous devons également  aider le pays à se remettre debout pour avancer à travers le dialogue, qui est l’arme de la démocratie. Il faut privilégier le dialogue quel que soit ce que nous avons enduré. Il y a eu un moment où nous avons décidé de faire de  la politique, de nous mettre au service de notre pays. Il faut que nous ayons la capacité de dépasser nos frustrations personnelles, nos rancœurs, nos souffrances, qu’elles soient physiques ou morales, regarder toujours l’intérêt du pays, regarder toujours ce que notre posture peut apporter de positif  à la Côte-d’Ivoire.  Nous observons d’ailleurs  une  tendance à la convergence, dont on espère,  se confirmera  par la fin de la division  au sein du FPI.

 

S. : Mais certains observateurs ne prêtent pas grand avenir aux pro-Gbagbo, au regard de mauvaises prestations aux élections.

P. A. N. : Ils  ont tort de  ne pas nous  prêter beaucoup d’avenir.  Quand on observe les résultats des élections,  on  s’aperçoit que la grande majorité des Ivoiriens n’a pas encore basculé du côté du pouvoir. Lors des dernières élections, au moins 60 à 70 % de la population  s’est tenue à l’écart de la vie politique.   Si on se réfère aux élections législatives,  on a vu que nombre de candidats indépendants, qui se sont présentés en dehors des bannières des partis politiques, ont été élus.  Les  partis au pouvoir ont  même perdu  dans certaines circonscriptions. Ce qui signifie qu’ils n’ont pas réussi à convaincre les électeurs. Au regard de cela, nous disons que notre avenir reste intact, pourvu que nous ayons la capacité de mobiliser les 60% et 70% qui ont boycotté les élections depuis 2011, et qui représentent la grande majorité de nos partisans. Le potentiel du FPI est là. Il n’est pas aliéné, il n’est pas détruit. Il suffit que nous sachions nous réorganiser.  En termes de capacité et de compétence  politique, nous n’avons rien à envier aux autres partis. Je ne pense pas que notre candidat en 2020 aura quoi que ce soit à envier aux autres candidats. Si c’est moi,  je pense que ce ne sera pas une mauvaise chose, mais beaucoup de cadres du parti ont autant de compétences et des capacités  pour prétendre représenter le FPI.

 

S. : Le procès de votre ex-mentor, Laurent Gbagbo,  vient de reprendre à la Haye. Quelle lecture en faites-vous ?

P. A. N. : Nous avons toujours dit que le procès Gbagbo est politique.Tout ce qui se passe à ce niveau-là est essentiellement d’ordre politique et c’est pour cela que nous avons  toujours  préconisé une solution de même type. Mais pour ce faire,  il faut que le parti  soit  rassemblé, qu’il n’y ait pas de divergences en ce qui concerne la posture à adopter vis-à-vis de ce dossier. Si nous sommes divisés, nous sommes neutralisés. Si nous voulons peser,  il faut que nous soyons unis. Tous les Ivoiriens ont décidé de faire la réconciliation,  et espèrent voir  le pouvoir et l’opposition engagés  dans ce sens. Cette  démarche peut avoir un impact sur l’attitude de la Cour pénale international (CPI),  de sorte à ce qu’on puisse demander  la libération de ceux qui sont  détenus ou présentés devant  des  tribunaux au nom de la réconciliation.

 

S. : Est-ce qu’il faut passer  outre la justice pour aller à la réconciliation nationale ?

P. A. N. : Il y a plusieurs formes de justice. La justice pénale, dans certaines circonstances, est inappropriée.  Nous sommes dans  une logique de réconciliation, et  cet état de fait justifie  même  l’existence de la loi d’amnistie en matière de justice pénale. Cette loi  existe parce  que l’on sait que,  dans certaines circonstances, la société a besoin de tourner la page, de pardonner et  de ne pas rester dans une logique de punition. Très souvent,  dans les situations de crimes massifs,  il est difficile d’identifier  les auteurs et d’établir avec exactitude les responsabilités.  La justice doit condamner par rapport à ce que chacun a fait. Beaucoup de gens vont échapper à la justice, beaucoup d’innocents risquent d’être condamnés parce qu’on veut faire des exemples.  C’est pourquoi,  dans les situations de crimes massifs, il faut rechercher d’autres mécanismes pour rétablir la vérité  ou   pour rendre  justice.  Mais cela ne saurait être une justice sélective.   C’est ce que nous avons proposé, hormis les  cas de crimes impardonnables. Si des gens, dans la confusion, ont pris  des armes pour aller massacrer des familles avec lesquelles ils ont  des contentieux,  qui n’ont rien à voir avec la crise politique,   ils doivent  être soumis à la justice pénale. Si nous ne réussissons pas  à faire prévaloir la politique dans  le cas du président Gbagbo, il est fort à craindre que la justice pénale ne  le  condamne et que cela pèse sur la réconciliation nationale en Côte-d’Ivoire.

 

S. :   Quelle  appréciation  faites-vous  des relations entre le Burkina et la Côte Ivoire,  à la lumière de l’affaire de coup d’Etat dans lequel le  président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, est cité ?

P. A. N. : La Côte Ivoire et le Burkina sont condamnés à vivre en harmonie, dans la confiance mutuelle, parce que le destin a voulu que ces deux pays se retrouvent dans cette configuration géographique et partage la même histoire. Mais étant donné que la colonisation en a fait deux pays différents,   les hommes de part et d’autre, qu’il s’agisse des leaders politiques, des autorités gouvernementales ou des simples citoyens ,  sont  obligés de gérer cette frontière artificielle étatique avec les conséquences d’ordre politique, économique et social. La gestion de cette séparation peut être plus  ou moins harmonieuse.   Et il nous appartient,  chaque fois que des incompréhensions vont naître,  de trouver des capacités de les dépasser.  Ces  dernières années,   il y a eu ces cas. Vous avez observé,  que les uns et les autres étant conscients qu’il faut trouver le plus rapidement une solution,  des efforts ont été entrepris pour atténuer les impacts  des divergences.   Nous devons être à mesure de tirer profit de nos convergences et avoir en même temps  la capacité de minimiser  tout ce qui peut troubler les rapports entre les deux pays.

 

S. : Un commentaire  sur  la présence de l’ancien président burkinabè, Blaise Compaoré,  en terre  ivoirienne.

P. A. N. : Bien sûr.  Quand on connaît l’implication du président Blaise Compaoré dans l’histoire récente de la Côte d’Ivoire et  des élections de 2010-2011, on peut comprendre la frustration de certains  Ivoiriens de le voir  sur leur territoire.  Le droit d’asile  est reconnu  à tout citoyen. Mais on peut tenir compte des  conséquences  politiques  de sa présence en  Côte-d’Ivoire, et  avoir une autre attitude sur le plan humain.   Ce que nous avons  toujours souhaité,  c’est que sur le plan politique et judiciaire,  sa présence ne soit pas un obstacle  au règlement des problèmes ou à la volonté des Burkinabè de connaître la vérité sur tous les actes qu’il  aurait   posés au  Burkina.   Notre pays ne  doit  pas non plus être un frein à la réalisation de cette volonté. Maintenant, il appartient aux autorités et au peuple  burkinabè  de savoir ce qu’ils veulent. Nous ne pouvons pas être plus royalistes que le roi.  Selon les informations qui circulent, le président Compaoré serait en train de déménager vers Lomé.  Ce sont les péripéties de la vie politique.

 

Interview réalisée par Kader Patrick KARANTAO et Mahamadi TIEGNA

Sidwaya

Mise à jour le Jeudi, 16 Mars 2017 11:14
 

Suivez-nous sur Facebook

Suivez-nous sur Twitter

Dans le monde

Contactez Fasopresse

 

Pour des requêtes d’informations ou des besoins d’insertions publicitaires, vous pouvez nous joindre en envoyant un mail à l’adresse suivante :

E-mail: info@fasopresse.net

 

Recherche

Annonces et agenda

17e édition de la Journée nationale du Paysan: Le comité d’organisation à pied d’œuvre

Le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire(MASA), Mahama Zoungrana, a installé le 13 janvier 2014, à Ouagadougou, le comité national d’organisation de la 17e édition de la Journée nationale du paysan(JNP), prévue pour se tenir du 3 au 5 avril 2014 à Fada N’Gourma. A moins de trois mois de la tenue de la 17e édition de la Journée nationale du paysan (JNP), les membres du comité national d’organisation ont été installés le 13 janvier 2014 par le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire (MASA) , Mahama Zoungrana.

Lire la suite...
 
JPEX 2013 : Journée Parcours de l’Excellence, 2eme édition

Dates et lieu: Ven. 6 décembre et sam. 7 décembre 2013-11-13 à l’Ambassade du Burkina Faso - 159 Boulevard Haussmann, 75008 Paris

Thème : « Emploi et Investissement en Afrique : Les perspectives d’un développement durable »

Pour plus d’informations, voir : www.laceb-agora.com

Lire la suite...
 
De l’huile frelatée saisie

Il n’y a pas longtemps, des bidons d’huile frelatée ont été saisis par les forces de police à Bobo-Dioulasso. Une opération du même type à Ouagadougou a aussi permis de mettre le grappin sur des bidons d’huile de vidange distillée et destinée à la consommation. Ces produits impropres à la consommation sont dommageables à la santé des consommateurs. Les impuretés peuvent s’accumuler dans les vaisseaux sanguins, s’attaquer au foie et prédisposer les consommateurs aux maladies cardiovasculaires. Ces deux saisies ne sont pas des faits isolés et en appellent à plus de ténacité dans la lutte contre la contrefaçon des produits alimentaires. C’est le lieu d’inviter les consommateurs à plus de vigilance et à collaborer avec les services impliqués dans la lutte contre ces produits illicites, car il y va de leur santé.

Nestor BAKI

Sidwaya

 

Bannière 2D Solutions

Bannière

Petites annonces

Bannière

Meteo

Prévisions météo Ouagadougou