Afrique/G20 : Frau Merkel réunit sa conférence de Berlin PDF Imprimer Envoyer
Écrit par L'Observateur paalga   
Mardi, 13 Juin 2017 09:46

La photo de famille est signée de notre confrère de l’AFP John Macdougall. A y voir le président guinéen dans une position insolite, plutôt facétieuse, sous le regard amusé de bien de ses  homologues, on ne parierait pas un franc guinéen sur le sérieux, voire la gravité, de l’ordre du jour de la rencontre.

Et pourtant ! C’est de l’avenir de l’Afrique que sont allés discuter, hier lundi 12 juin 2017 à Berlin, neuf chefs d’Etat du continent avec la chancelière allemande, Angela Merkel.

 

Outre Alpha Condé, étaient à côté de celle qui préside cette année le G20 les présidents sénégalais, malien, nigérien, rwandais, tunisien, égyptien, ghanéen et éthiopien.

Neuf pays aux situations socioéconomiques contrastées : des démocraties bien ancrées comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Ghana ou même la Guinée, des démocratures pourtant citées en exemple pour leur performance économique, comme le Rwanda, des Etats quasi policiers telle l’Egypte d’Al Sissi mais dont la puissance militaire et la situation géographique en font un interlocuteur privilégié des grandes puissances.

Mais presque tous ont ceci en commun : le combat pour se libérer des griffes du terrorisme qui les enserrent et des affres  de la pauvreté qui les tenaillent.

Autant dire que ce mini-sommet offre un aperçu en miniature des maux qui assaillent le continent africain et explique sans doute la présence des grands argentiers de ce monde comme le FMI, la Banque mondiale et la BAD.

C’est une rencontre donc au chevet d’une Afrique confrontée plus que jamais aux défis de la bonne gouvernance, du développement et de la sécurité.

En conviant à Berlin ce petit carré de dirigeants de notre continent, Frau Merkel veut ainsi se faire l’avocate des pauvres auprès des riches : plaider pour davantage d’investissements en Afrique afin d’accélérer la croissance et de promouvoir le plein emploi.

On ne sait pas si le partenariat public/privé, concept à la mode et fondement de la vision de la chancelière, suffira à un continent qui a besoin d’un plan Marshall.

Mais l’initiative mérite d’être saluée même si c’est moins pour les beaux yeux des Africains que pour la stabilité et la sécurité de la première puissance européenne que l’austère Merkel se démène tant.

Car le but de cette conférence de Berlin est avant tout de contenir le flux migratoire en maintenant les damnés de la Terre chez eux. Ce qui passe, on l’aura compris, par l’amélioration de leurs conditions de vie.

Il est vrai que la locataire de la Chancellerie Bundestag depuis 1991 doit avoir des cauchemars chaque nuit en pensant à ce flot de migrants, elle dont le pays a été sérieusement ébranlé ces dernières années par l’arrivée massives de pauvres hères qui fuient la guerre en Syrie. Un phénomène qui pourrait déstabiliser tout le vieux continent si rien n’est fait pour arrêter cette marée humaine, chaque jour plus déferlante.

Mais arrières pensées ou pas, on ne va pas se mettre à mordre la main qui veut nous mettre quelque chose sous la dent. Cela est d’autant plus vrai que le développement de nos Etats est avant tout l’affaire de nos dirigeants.

 

Alain Saint Robespierre

L'Observateur paalga

Mise à jour le Mardi, 13 Juin 2017 09:53
 

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