CASEM de la Défense : Roch sonne le rassemblement PDF Imprimer Envoyer
Écrit par L'Observateur paalga   
Vendredi, 17 Février 2017 08:54

Même si le plat de résistance du premier CASEM de la Défense de l’année porte sur les échanges autour du nouveau Plan stratégique pour la réforme des nos forces armées, il va de soi que, par ces temps qui courent, les participants goûteront très probablement à la question sécuritaire. Dans son discours d’ouverture prononcé ce matin du 16 février 2017, Roch Marc Christian Kaboré a évoqué la nécessité d’adapter notre stratégie de défense à celle asymétrique de l’ennemi qu’est le terrorisme.

Le Conseil ministériel de la Défense, qui a ouvert ses portes hier à 8 heures sonnantes, se tient à un moment où notre armée a besoin de tous ses hommes. La situation sécuritaire dans le pays, notamment dans le Nord, avec les menaces d’invasions djihadistes, y est certainement pour quelque chose. Ce n’est pas pour rien que le Burkina Faso a décidé de rappeler ses éléments déployés au Darfour. Lors du dernier Sommet de l’Union africaine à Addis-Ababa, le Président du Faso avait rencontré son homologue du Soudan et, foi de notre ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry, qui était un témoin privilégié de l’entrevue, le retour de ces huit cents soldats, ce sera pour très bientôt.

Du reste, l’hydre terroriste ne perturbe pas le sommeil des seuls Burkinabè, mais aussi celui de leurs voisins, à l’image du Mali et du Niger. Raison pour laquelle, lors de la 2e session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de l’Autorité de développement intégré de la région du Liptako Gourma, à Niamey, le 24 janvier 2017, il a été décidé de la création d’une force multinationale de sécurisation (FMS/LG). Et comme excès de prudence ne nuit point, la création d’une force conjointe au Sahel a été aussi actée par les chefs d’Etat du G5 Sahel, lors du sommet de Bamako le 6 février 2017.

Même si la question sécuritaire sera forcément à l’ordre du jour du premier CASEM de la Défense, le thème principal reste celui-ci : « Mise en œuvre du plan stratégique 2017-2021 pour la Réforme des forces armées nationales : appropriation par les acteurs ». Elaboré après l’insurrection populaire, ce plan a eu le mérite de tirer des leçons des dysfonctionnements constatés dans la gouvernance militaire, d’où l’interdiction définitive des militaires de politique ainsi que le renforcement de la bonne gouvernance et de la responsabilité.

Le programme devait être donc très chargé. C’est dire que pendant la rencontre de deux jours au ministère de la Défense, du côté de Ouaga 2000, le moment n’était pas aux grands discours. Il fallait de toute urgence sonner le rassemblement. A la cérémonie officielle d’ouverture, seul le chef de l’Etat, en sa qualité de ministre de la Défense, s’est exprimé et a lancé l’ordre d’attaquer en ces termes : « Dans un contexte changeant caractérisé par des menaces de natures diverses et mutantes, il est indéniable que nous devons adapter notre outil de défense à cette versatilité afin de faire face aux nombreux défis en présence, parmi lesquels le terrorisme qui constitue pour nous un sujet de grande préoccupation.» Aussitôt après, place aux travaux. Concernant les entretiens avec la presse, ce sera pour une autre fois. Après la cérémonie d’ouverture, le maître des lieux, qui ressortait pour rejoindre ses bureaux, a, un brin moqueur, taquiné par ces mots les journalistes retardataires qui n’ont pas eu accès à la salle : « Qu’est-ce que vous faites ici ? Ah, vous êtes en retard ?»

 

Issa K. Barry

L'Observateur paalga

Mise à jour le Vendredi, 17 Février 2017 09:00
 

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