Terrorisme: une délégation ministérielle réconforte la population PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Mercredi, 08 Mars 2017 16:11

Une délégation du gouvernement burkinabè, conduite par le ministre d’Etat, ministre de la Sécurité, Simon Compaoré,  s’est rendue à Djibo, le lundi 6 mars 2017, pour présenter les condoléances de l'Etat aux familles éplorées et remonter le moral des forces de défense et de sécurité.

Le gouvernement du Burkina Faso est compatissant à la douleur des populations du Sahel éprouvées la semaine dernière par des attaques terroristes. C’est pourquoi, hier 6 novembre 2017, il a dépêché une délégation conduite par le ministre d’Etat, ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, à Djibo. La délégation a présenté les condoléances du gouvernement aux familles des deux victimes de l’attaque, du vendredi 3 mars dernier à Kourfayel, visité le commissariat de Tongomayel attaqué, le 27 février, puis échangé avec les corps constitués et les forces de défense et de sécurité. Elle a apporté à ces dernières soutien et reconfort.  Aux côtés du ministre Compaoré, il y avait celui de l’Education nationale, Jean Martin Coulibaly, du chef d’Etat-major général des armées, le général Oumarou Sadou.

 

Les échanges entre la délégation ministérielle et les corps constitués se sont focalisés sur comment, que faire et quand le faire pour sauver l’année scolaire dans la zone et pour que les activités reprennent dans la quiétude. «Des propositions et suggestions encourageantes ont été faites», a confié un acteur de l’éducation au sortir de la rencontre. La délégation a aussi rassuré que les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des populations et la continuité des cours dans la région. A l’issue de cette visite, le gouverneur de la région du Sahel a fait diffuser un communiqué interdisant la circulation des motos entre 17h et 6h du matin dans les villages situés vers la frontière avec le Mali.

L’on se rappelle qu’en l’espace d’une semaine, le Soum a connu trois attaques terroristes occasionnant ainsi des pertes en vies humaines et des dégâts matériels. Dans la nuit du lundi 27 au mardi 28 février ce sont deux commissariats de police, à savoir ceux de Tongomayel à 18 km de Djibo et de Baraboulé à 35 km qui ont été attaqués par des hommes armés. Ces derniers ont brûlé 17 motos, emporté deux autres et un tricycle à la mairie de Tongomayel où ils se sont rendus après leur forfait. A Baraboulé, c’est la femme d’un policier, à qui ils ont rendu visite, qui a été touchée par balles. A Diguel,  à 70 Km de Djibo, ils ont saccagé la préfecture et la mairie. Le vendredi 3 mars dernier, vers 10 heures, c’est à l’école de Kourfayel qu’ils se sont rendus et ont abattu froidement le directeur Salif Badini ainsi qu’un habitant, Issa Tamboura qui s’y était rendu pour une visite. Cette dernière attaque du vendredi 3 mars est vue comme la mise en exécution de menaces faites dans certaines écoles à l’endroit des enseignants. Les terroristes avaient, en effet, intimé l’ordre aux instituteurs de ne plus enseigner le français dans les classes, mais désormais d’apprendre l’arabe et l’islam aux enfants. Actuellement, même les établissements secondaires ont fermé leurs classes au vu de la situation sécuritaire, nous a confié un des proviseurs de lycée à Djibo. Même son de cloche au niveau des Circonscriptions d’éducation de base (CEB) où un chef soutient que cela est effectif. Il dit souhaiter que des solutions idoines soient trouvées afin d’éviter une année blanche.

 

Moumouny B. TAMBOURA/AIB-DJIBO

Sidwaya

Mise à jour le Mercredi, 08 Mars 2017 16:12
 

Suivez-nous sur Facebook

Suivez-nous sur Twitter

Dans le monde

Contactez Fasopresse

 

Pour des requêtes d’informations ou des besoins d’insertions publicitaires, vous pouvez nous joindre en envoyant un mail à l’adresse suivante :

E-mail: info@fasopresse.net