Justice : Les cantines de Guiro remises dans le circuit économique PDF Imprimer Envoyer
Écrit par L'Observateur paalga   
Mercredi, 12 Avril 2017 08:40

L’équivalent de deux milliards de nos francs vient d’être injecté dans la circulation monétaire. Il s’agit des scellés numéraires du dossier judiciaire Ousmane Guiro, du nom de l’ancien directeur général des Douanes. Laurent Poda, le procureur général près la cour d’appel de Ouagadougou, qui a autorisé cette mise en circulation a animé un point de presse pour s’en expliquer. C’était hier, mardi 11 avril 2017 à Ouagadougou.

Commençons par un rappel. A la saint-Sylvestre 2011, une perquisition a permis de trouver près de deux milliards de francs CFA en liquide, entreposés dans des cantines et appartenant à Ousmane Guiro qui était alors le directeur général des Douanes. Démis de ses fonctions et poursuivi, entre autres, pour blanchiment et corruption passive, l’homme a été jugé lors des assises criminelles en juin 2015. Reconnu coupable de corruption et de violation à la réglementation des changes, Ousmane Guiro avait été condamné à 2 ans de prison avec sursis et à 10 millions de francs d’amende. La cour avait également ordonné la confiscation du scellé à hauteur de 900 millions outre les devises étrangères.

 

Le parquet général s’était immédiatement formulé un pourvoi en cassation et le 25 août 2016, la cour de cassation a cassé l’arrêt de la cour d’appel et renvoyé la cause et les parties devant cette même cour autrement composée. Nous sommes, à ce jour, dans l’attente de ce nouveau procès.

C’est dans ce contexte que la presse a récemment fait état de la disparition de plus de 900 millions de nos francs devant être restituée à Ousmane Guiro. C’est pour rétablir la vérité que Laurent Poda, le procureur général près la cour d’appel de Ouagadougou, a animé, en urgence, une conférence de presse au ministère de la Justice.

Le parquet général a expliqué : «Nous avons reçu une correspondance des conseils de l’Etat en date du 02 février 2017 nous sollicitant l’ouverture des cantines contenant les sommes d’argent déposées entre les mains de la Trésorerie régionale du Centre, l’effet de procéder à la réintroduction de ces sommes dans le circuit financier».

Le 23 du même mois, «nous avons estimé que le lieu où sont entreposées ces sommes d’argent depuis 2011 peut, à long terme, être cause de détérioration des billets, ce qui serait préjudiciable au bénéficiaire final. Aussi, comme les billets mêmes ne sont pas en cause, et qu’il s’agit de biens fongibles dont l’équivalence pourra être représentée, j’ai, en tant que représentant de la société, pris la décision d’autoriser que ces sommes d’argent soient réintroduites dans le circuit financier et d’assumer cette décision plutôt que d’avoir à déplorer et à regretter plus tard la détérioration de ces billets dont les conséquences seraient très graves».

Malgré l’injection de cet argent dans le circuit monétaire, Laurent Poda a estimé qu’«Ousmane Guiro n’a pas à craindre dans la mesure où il sait qui est le gardien de ces sommes d’argent. Le jour où il sera ordonné une restitution totale ou partielle de cet argent, il saura à qui s’adresser».

Cette conférence de presse, a précisé le procureur général, visait également à «rassurer le public et monsieur Ousmane Guiro» quant à l’usage qu’on fait de cet argent.

A la question de savoir si c’est une pratique de mettre dans le circuit financier des scellés numéraires ou si le cas du dossier Guiro ferait jurisprudence, le procureur du Faso a préféré rappeler le danger de détérioration que courraient ces billets entreposés dans des cantines. Mais cette réintroduction de l’argent dans le circuit financier, Laurent Poda l’assume totalement : «J’ai pris ma décision, je m’assume entièrement. Même devant les juridictions, j’assumerai et défendrai ma décision. Si c’était les billets qui étaient en cause, cas de faux billets, il y a intérêt à les garder pour les produire dans la procédure».

Le procureur général a conclu cette conférence en invitant les journalistes à toujours aller à la source pour avoir la bonne information, car ce qui a été dit dans la presse au sujet de la réintroduction de cet argent dans la circulation monétaire est «très tendancieux».

 

San Evariste Barro

L'Observateur paalga

Mise à jour le Mercredi, 12 Avril 2017 08:45
 

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