«Le Burkina Faso se porte de mieux en mieux», selon le Premier ministre PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Mardi, 18 Avril 2017 08:13

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a prononcé, le vendredi 14 avril 2017, son discours sur la situation de la Nation. Face à la représentation nationale,  il a dressé le bilan des actions de son gouvernement au cours de l’année écoulée.

Près d’une année après son passage à l’Hémicycle, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a, à nouveau, sacrifié à la tradition. Il a, en effet, devant les élus nationaux, présenté, le vendredi 14 avril 2017 à Ouagadougou, la «photographie socio-économique et politique» du Burkina Faso au cours de l’année écoulée. Dans ce deuxième exercice, le chef de l’exécutif  a annoncé, d’entrée de jeu, la quintessence de son intervention devant les représentants du peuple. «Le Burkina Faso est en marche. Il  se porte de mieux en mieux après les graves crises socio politiques de 2014 et de 2015. Burkina Faso is back», a-t-il clamé.  Selon lui, le pays des Hommes intègres va mieux parce que la croissance de l’économie nationale, en se situant à 6,2% en 2016, est au potentiel. Ce qui laisse augurer une croissance encore plus forte en 2017. En dépit d’un contexte social difficile (revendications salariales et sociales tous azimuts), l’économie du Burkina Faso se porte de mieux en mieux depuis 2016, foi de M. Thiéba. «La croissance économique est repartie à la hausse en 2016 avec un taux de progression du PIB réel de 6,2% contre 4% en 2014 et 2015. Je peux donc vous affirmer que notre pays redémarre», s’est-il réjoui. Concernant les actions menées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, il a énuméré, entre autres, l’organisation d’opérations conjointes avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) du Togo (Centre-Est) et le déploiement de certaines unités dans des zones frontalières, notamment le Nord et le Sahel. Dans le même ordre d’idées, Paul Kaba Thiéba a rappelé la ratification de la Convention de Niamey, la signature d’un Accord-cadre entre le Burkina Faso et la République du Mali et le financement du Programme d’appui à la gestion intégrée des espaces frontaliers (ProGEF) à hauteur de 20 milliards de F CFA pour une durée de 4 ans.

 

 

Plus de 1 400 milliards de recettes en 2016

Sur le plan des finances publiques, le chef de l’exécutif a affirmé que la situation est caractérisée par une bonne orientation de la mobilisation des ressources et une amélioration dans l’exécution des dépenses publiques après deux années de ralentissement. A l’en croire, les recettes totales mobilisées ont été de l’ordre de 1 409,9 milliards de F CFA en 2016, en progression de 10,2% par rapport à l’année précédente où elles étaient en baisse de 3,3%. Les recettes propres mobilisées s’élèvent  à 1 232,5 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 95,8%.  «Cette performance est principalement liée à la hausse des recettes fiscales de 15,6%, permettant ainsi d’améliorer le taux de pression fiscale à 15,5% du PIB en 2016 contre 14,5% en 2015 pour une norme minimale fixée à 20% au niveau de l’UEMOA», a-t-il expliqué. Le secteur de la santé, aux dires de M. Thiéba,  a connu, également, en 2016, des avancées notables. 59 nouveaux Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) ont été construits, portant leur nombre à 1 767. 48 CSPS de chefs-lieux de communes ont été transformés en centres-médicaux et 257 réhabilités avec à la clé l’achèvement et la réception du bâtiment du centre d’hémodialyse du CHU Sourou-Sanou. L’éducation nationale a été, par ailleurs, au cœur des actions menées  par le gouvernement en 2016. Selon le Premier ministre, elles ont visé à renforcer l’offre éducative et à améliorer significativement les conditions d’enseignement/apprentissage dans tous les ordres d’éducation.

 

La résorption des écoles sous paillotes

Ainsi, 4 blocs de 2 salles de classe ont été construits et livrés (préscolaire),  142 écoles en matériaux définitifs construites sur une prévision de 160 écoles primaires sous paillotes à résorber, et 126 CEG et 26 lycées réalisés. Au niveau de l’éducation non formelle, a-t-il poursuivi, 3 249 centres pour adultes et 290 centres pour adolescents ont été ouverts dans le but d’alphabétiser tous les adolescents de 9 à 15 ans et les adultes de 16 à 34 ans. «Mon gouvernement a fait du développement de l’Enseignement et de la formation techniques et professionnels (EFTP), une des priorités du Programme présidentiel en vue de résoudre le problème du chômage et d’employabilité des sortants du système éducatif», a-t-il souligné. Dans cette optique, a-t-il dit, il s’est employé à accroître l’offre d’EFTP par la construction de cinq centres de formation technique et professionnelle, de trois lycées techniques et professionnels, de deux lycées scientifiques ainsi que le recrutement spécial et le déploiement de jeunes diplômés au post-primaire et à l'EFTP. Aussi, dans le souci de promouvoir les séries scientifiques et l’enseignement technique et professionnel, des mesures incitatives ont été prises en faveur des élèves de ces différentes filières (octroi d’une bourse mensuelle de 10 000 FCFA par élève, dotation en matériel de travail d’une valeur de 25 000 F CFA par élève de l’EFTP). En termes de perspectives pour le secteur de l’éducation, a-t-il annoncé, il est prévu de résorber les écoles sous paillotes, de construire de nouveaux établissements au profit du post-primaire, du secondaire et d’accroître annuellement l’effectif du personnel enseignant d’au moins 13% à l’horizon 2020 de sorte à porter progressivement le ratio élèves/maître global à un maximum de 50 élèves pour un enseignant. L’équipe gouvernementale de Paul Kaba Thiéba a aussi obtenu de bonnes notes en Eau et Assainissement, du moins selon son premier responsable.


Des défis à relever

La réalisation de 1 481 forages, la réhabilitation de 549 forages, 65 bornes fontaines, 102 adductions d’eau potable simplifiées et 3 puits modernes et l’extension du réseau de distribution d’eau potable de 123,8 km ont, entre autres, été citées. «Je me fais ici le devoir de vous annoncer que depuis le 5 avril dernier, la mise en eau du barrage du projet Ziga II est effective. Elle constitue l’amorce de la fin de la pénurie d’eau dans la ville de Ouagadougou jusqu’à l’horizon 2030», a-t-il soutenu.  La confection de plus de 62 000 latrines, de 3 barrages (Bogré, Lallé et Gourgou) et la réhabiltation de 4 barrages (Tapoa, Bogandé, Koumbri et Zourmakita) ont contribué à porter le taux d’accès à l’eau potable de 71,9% en 2015 à 72,7% en 2016. La reprise économique enregistrée au cours de l’année 2016, a-t-il indiqué, résulte de bonnes performances réalisées dans les secteurs de production et de soutien à la production. Au niveau de l’aménagement des bas-fonds et de la promotion de l’irrigation, les principales actions ont porté sur l’aménagement et la réhabilitation de 8 184 ha de bas-fonds et de 1 013 ha de petits périmètres irrigués et maraîchers. En matière de mécanisation et de modernisation de l’agriculture, il a relevé que 9 243 charrues, 1 425 charrettes, 33 motopompes, 3 843 tubes de poly-chlorure de vinyle et 3 208 animaux de trait à prix subventionné ont été mis à la disposition des producteurs. Malgré les progrès substantiels réalisés par son gouvernement, le Premier ministre a admis l’existence de défis à relever notamment en matière de sécurité nationale, de cohésion sociale et de l’emploi des femmes et des jeunes. «J’invite donc tous les Burkinabè au rassemblement pour relever tous les défis auxquels nous sommes confrontés afin de bâtir un Burkina  de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice», a-t-il conclu.

 

Aubin W. NANA

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Les coulisses du DSN

• Le chewing-gum anti-sommeil ?

Des élus nationaux somnolant ou pris dans les bras de Morphée au beau milieu d’une session parlementaire ou d’un discours à l’Assemblée nationale est une image assez récurrente. Pour cette fois, il a été très difficile de capter une telle scène lors du Discours sur la situation nationale (DSN) du Premier ministre (PM). Des députés ont-ils trouvé la parade pour éviter de tomber dans les «mailles» d’une caméra baladeuse ? Une certitude demeure cependant. En effet, plusieurs représentants du peuple ont mâché du chewing-gum tout au long du DSN et les séances de questions-réponses. S’agissait-il d’une astuce pour ne pas somnoler (comme tendaient à le faire croire certains confrères qui riaient sous cape) ou simple coïncidence. Rien n’est moins sûr.


• Des posts instantanés

Les confrères de la presse en ligne et des autres médias présents à la cérémonie ont brillé par leur dynamisme. Malgré les dures conditions de travail à l’Hémicycle en cette journée de vendredi 14 avril 2017, ceux-ci ont fait preuve d’une assiduité sans pareille sur les réseaux sociaux. Des propos du PM, des députés (avec images à l’appui) ont été l’objet de plusieurs posts et vidéos réguliers sur les réseaux sociaux. Comme quoi, les circonstances hostiles ne peuvent pas toujours venir à bout du professionnalisme des journalistes.

 

• De la bière à gogo

Le DSN a été l’occasion toute trouvée pour certains de joindre l’utile à l’agréable. Le copieux buffet prévu pour la pause pouvait donc attendre. En effet, alors que le chef de l’exécutif  se livrait à son grand oral, de  nombreuses personnes ont préféré se retrouver autour de la bière au sein du restaurant de l’Assemblée nationale. Quoi de plus normal. Hélas, ce qui s’apparentait à une simple désaltération va s’avérer en réalité être une partie de beuverie. La plupart des tables croulaient sous le poids des bouteilles de bière…

 

• Le calvaire des journalistes

En tout et pour tout, cinq places ont été réservées à la presse lors du DSN. Si «La chaine au cœur des grands événements», direct oblige, était bien lotie, telle ne fut pas le cas pour Sidwaya et les autres organes de presse. Malgré quelques efforts de dernière minute de la direction générale des médias de l’AN, la quasi-totalité des journalistes a dû travailler debout. Tenaillés par la fatigue, certains d’entre eux ont fini par s’asseoir à même le sol. Organiser, c’est aussi prévoir. Que serait la portée d’un tel événement sans couverture médiatique ?

 

A.W.N.

Sidwaya

Mise à jour le Mardi, 18 Avril 2017 08:20
 

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17e édition de la Journée nationale du Paysan: Le comité d’organisation à pied d’œuvre

Le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire(MASA), Mahama Zoungrana, a installé le 13 janvier 2014, à Ouagadougou, le comité national d’organisation de la 17e édition de la Journée nationale du paysan(JNP), prévue pour se tenir du 3 au 5 avril 2014 à Fada N’Gourma. A moins de trois mois de la tenue de la 17e édition de la Journée nationale du paysan (JNP), les membres du comité national d’organisation ont été installés le 13 janvier 2014 par le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire (MASA) , Mahama Zoungrana.

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JPEX 2013 : Journée Parcours de l’Excellence, 2eme édition

Dates et lieu: Ven. 6 décembre et sam. 7 décembre 2013-11-13 à l’Ambassade du Burkina Faso - 159 Boulevard Haussmann, 75008 Paris

Thème : « Emploi et Investissement en Afrique : Les perspectives d’un développement durable »

Pour plus d’informations, voir : www.laceb-agora.com

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De l’huile frelatée saisie

Il n’y a pas longtemps, des bidons d’huile frelatée ont été saisis par les forces de police à Bobo-Dioulasso. Une opération du même type à Ouagadougou a aussi permis de mettre le grappin sur des bidons d’huile de vidange distillée et destinée à la consommation. Ces produits impropres à la consommation sont dommageables à la santé des consommateurs. Les impuretés peuvent s’accumuler dans les vaisseaux sanguins, s’attaquer au foie et prédisposer les consommateurs aux maladies cardiovasculaires. Ces deux saisies ne sont pas des faits isolés et en appellent à plus de ténacité dans la lutte contre la contrefaçon des produits alimentaires. C’est le lieu d’inviter les consommateurs à plus de vigilance et à collaborer avec les services impliqués dans la lutte contre ces produits illicites, car il y va de leur santé.

Nestor BAKI

Sidwaya

 

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