Conseil conjoint: 18 projets à soumettre aux chefs d’Etat PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Mardi, 18 Juillet 2017 09:57

Le sixième Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire a ouvert officiellement ses portes, hier lundi 17 juillet 2017 à Ouagadougou par un conseil des ministres conjoint, présidé par les Premiers ministres burkinabè, Paul Kaba Thiéba et ivoirien Amadou Gon Coulibaly.

En prélude à la conférence au sommet des chefs d’Etat  du Traité d’amitié et de coopération (TAC) prévue aujourd’hui, les gouvernements burkinabè et ivoirien ont tenu hier, lundi 17 juillet 2017 à Ouagadougou, un conseil des ministres conjoint. La rencontre a été présidée par les deux chefs de gouvernement, Paul Kaba Thiéba et Amadou Gon Coulibaly. Après avoir passé en revue les acquis de ce Traité d’amitié entre les deux pays  voisins, les deux parties ont examiné  18 projets d’accords à soumettre pour signature aux deux chefs d’Etat. Ces projets ont trait à la question de la femme et du genre, à l’enseignement technique et à la formation professionnelle, à la coopération militaire, à l’emploi des jeunes, au transport, à l’énergie, à la coopération douanière et au suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations du TAC. Pour le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba, ces projets d’accords s’ils sont signés par les deux chefs d’Etat, contribueront à consolider le cadre juridique de cette coopération bilatérale. Se réjouissent de la présence de la forte délégation ivoirienne à Ouagadougou, il a indiqué que ce Traité d’amitié et de coopération se positionne comme un cadre privilégié  pour le renforcement de la coopération entre les deux peuples. Pour Paul  Kaba Thiéba, la signature le 29 juillet 2008 du TAC a fini par confirmer au fil des années la particularité de la coopération ivoiro-burkinabè et renforcer les liens fraternels forgés par la géographie, l’histoire, la culture et une communauté de destin. «Il est un symbole fort de la coopération et de la fraternité entre nos deux peuples et nos deux Etats. Il s’agit d’une véritable instance de décision politique pour l’action commune des deux gouvernements œuvrant au rapprochement des peuples et suscitant des initiatives concrètes et opérationnelles à vocation bilatérale, sous régionale et africaine», a relevé le chef du gouvernement burkinabè. Il a salué la régularité de ce rendez-vous, devenu un exemple de coopération dans la sous-région, qui traduit la volonté et l’ambition des deux Etats de toujours cheminer ensemble pour bâtir un développement économique et social à la hauteur des espérances des deux peuples.  A entendre le Premier ministre burkinabè, le TAC a enregistré d’importants acquis. Ces acquis, a-t-il développé, touchent plusieurs secteurs comme les infrastructures routières et ferroviaires, les relations économiques et commerciales, l’énergie, la diplomatie, la défense et la sécurité, l’éducation et la recherche scientifique, la libre circulation des personnes et des biens. Paul Kaba Thiéba a précisé que quatre projets majeurs ont connu des avancées significatives à savoir la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son prolongement jusqu’à Tambao, l’approvisionnement du Burkina Faso en électricité par la Côte d’Ivoire, la fluidité du trafic et la libre circulation des personnes et des biens.

 

 

Bâtir un espace communautaire intégré

Le Premier ministre burkinabè s’est dit convaincu qu’à l’issue de ce 6e TAC, d’importants sillons seront tracés pour la marche commune des deux pays sur le chemin de l’intégration sous-régionale. Pour son homologue ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, le présent TAC  est une précieuse opportunité d’échanges de vue, d’examen des chantiers prioritaires et des actions à mener pour le renforcement des relations entre les deux pays. «En effet, la tenue de ce rendez-vous nous donne l’occasion d’évaluer le niveau d’exécution des recommandations et des orientations données par les chefs d’Etat lors du 5e TAC. Nous avons aussi l’occasion de nous pencher sur des sujets sensibles communs  comme l’immigration clandestine et le phénomène terroriste», a indiqué Amadou Gon Coulibaly.

Selon lui, les deux pays doivent s’atteler, au regard de leurs potentialités, à bâtir un espace communautaire intégré et développé,  à mutualiser les efforts  pour faire face aux défis communs comme la lutte contre la pauvreté, la criminalité transfrontalière, les maladies endémiques et le terrorisme.

Le Premier ministre ivoirien a affirmé que, son gouvernement travaille à la mise en œuvre de la vision du président Alassane Ouattara, consistant à faire de la Côte un pays émergent à l’horizon 2020 et contribuer au développement de la sous-région. Sur les mutineries de militaires à répétition en Côte d’Ivoire, le chef du gouvernement ivoirien a rassuré que  des actions sont en cours pour une stabilité du pays et partant de la sous-région.  «Le gouvernement de Côte d’Ivoire est en train de mettre en œuvre une loi de programmation militaire  et une loi de programmation de sécurité intérieure qui contribueront à améliorer les conditions de vie et de travail de nos Forces de défense et de sécurité. Cette importante réforme contribuera non seulement à la consolidation de la stabilité sécuritaire nationale, mais également aux opérations de maintien de la paix dans notre sous-région», a soutenu Amadou Gon Coulibaly.

 

Lassané Osée OUEDRAOGO

Sidwaya

Mise à jour le Mardi, 18 Juillet 2017 10:00
 

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