Lutte contre le terrorisme: ne pas négliger les petits trafics, conseille A. D.Barry PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Lundi, 11 Septembre 2017 05:13

La clôture du colloque international sur les perspectives sécuritaires dans la bande sahélo-saharienne, organisé par le Centre d’études stratégiques en défense et sécurité (CESDS), est intervenue le jeudi 7 septembre, à Ouagadougou. Il ressort entre autres des conclusions, qu’une bonne structuration de la pensée et de l’action entre Etats, permettront de mieux combattre le terrorisme.

Après trois jours de réflexions autour du  thème «Perspectives sécuritaires dans la bande sahélo-saharienne : quelles stratégies efficientes et transformationnelles ?», les rideaux sont tombés sur le colloque international du Centre d’études stratégiques en défense et sécurité (CESDS), le jeudi 7 septembre 2017, à Ouagadougou, avec trois principaux enseignements. Le premier, selon le directeur exécutif du CESDS, Auguste Denise Barry,  est que le continent africain dispose de «compétences de qualité» et de moyens pour se prendre en charge dans le domaine de la réflexion stratégique. Deuxièmement, l’Afrique doit unir «ses forces» dans la perspective d’un repositionnement stratégique. Troisièmement, face au terrorisme, les Etats devraient mieux structurer leurs pensées et leurs actions. «Mettons nos intelligences ensemble, mettons nos moyens ensemble et tentons autre chose que ce qui a été fait jusque-là. En effet, à un contexte  nouveau, mentalités, approches et stratégies nouvelles», a suggéré Auguste Denise Barry.  Il a soutenu que les débats ont été enrichissants et permettront de faire un pas en avant dans la lutte contre le terrorisme.  Pour lui, le combat contre la nébuleuse passe par la lutte contre la criminalité traditionnelle comme le grand banditisme et les trafics illicites. «On ne peut lutter contre le terrorisme en négligeant les petits trafics illicites qui minent la zone sahélo-saharienne. Si nous gagnons la lutte contre le grand banditisme, nous fragilisons le terrorisme d’autant plus  qu’il collabore avec divers phénomènes qui rendent complexe le combat», a-t-il argué.    A l’entendre, il faut travailler à  contrôler les différentes connexions avec le terrorisme et son  financement pour mieux l’endiguer.

 

 

«L’instabilité institutionnelle,  source  d’insécurité»

Le directeur exécutif du CESDS a indiqué que les résultats des travaux  seront soumis aux autorités afin qu’elles les prennent en compte dans les  politiques en matière de défense et de sécurité. Sur la même lancée, une rencontre de restitution sera organisée pour mettre à la disposition des acteurs étatiques et non-étatiques, les dimensions «non sensibles» des échanges.  «Plus tard, dans le cadre des activités du CESDS, nous entamerons une série d’études et de recherches sur l’instabilité institutionnelle,  source  d’insécurité, sur les groupes d’auto-défense, sur les terminologies à l’usage des FDS, sur l’histoire militaire africaine comme point d’appui pour l’émergence d’une pensée  stratégique africaine», a informé M. Barry..

Il a félicité le comité d’organisation et les membres du  CESDS pour l’engagement dont ils ont fait preuve pour la réussite du colloque.  «J’ai vu l’engagement exprimé et les sacrifices consentis par chacun de vous, j’ai vu l’investissement financier personnel, donnant ainsi la preuve  de nos convictions. Grâce à nos efforts communs, nous avons tenu le pari de l’organisation de cette grande rencontre», a souligné le directeur exécutif du CESDS. Le prochain rendez-vous, a-t-il dit, se tiendra en juin ou septembre 2018.

Le président du comité d’organisation, Roger Ouédraogo, a laissé entendre qu’en dépit de quelques imperfections, l’objectif principal de tenir un colloque «robuste et inoubliable qui marquerait durablement les esprits» a été atteint. «Nous n’étions pas partis pour organiser un colloque parfait. (…) Mais nous nous sommes donné pour objectif unique d’organiser un colloque où de grands hommes de sciences, du monde de la culture, des gouvernants et des professionnels de la défense et de la sécurité accepteraient de porter un regard unique mais pluridisciplinaire sur le phénomène de l’insécurité…», a-t-il conclu.

 

Karim BADOLO

Isaac SEGDA

(Stagiaire)

Sidwaya

Mise à jour le Lundi, 11 Septembre 2017 05:16
 

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