"Burkina day", à New York : La diplomatie économique et culturelle activée PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Lundi, 25 Septembre 2017 07:43

Le coup d’essai de la journée économique, culturelle et touristique du Burkina Faso aux Etats-Unis, dénommée « Burkina day », a eu lieu à New York, les 22 et 23 septembre 2017, sous la présidence du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

La diplomatie économique, culturelle et touristique du gouvernement burkinabè vient d’être officiellement activée par la tenue, à New York, dans la première puissance économique du monde, de la première édition de «Burkina day». L’idée, a dévoilé le ministre des Affaires étrangère, de la Coopération et des Burkinabè de l’extérieur, Alpha Barry, est de faire connaître les possibilités d’investissements, mais aussi les potentialités culturelles et touristiques du Burkina. La plus-value, selon ses explications, est la mise en scène des premières autorités du pays dans l’opération de marketing. Et pour cette première édition, c’est le chef de l’Etat lui-même qui a dirigé le volet économique de «Burkina day», en compagnie d’une forte délégation de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, conduite par son président, Mahamadi Savadogo.  A travers des échanges en plénière, suivis d’une série d’audiences, Roch Marc Christian Kaboré s’est évertué à rassurer tous ceux qui veulent investir au Burkina Faso. L’assistance était composée de compatriotes mais aussi d’Américains, évoluant dans des domaines divers comme l’énergie, le pétrole, les finances, les télécommunications, la sécurité, la santé, les pipelines,  les technologies de l’information et de la communication, aux Etats-Unis. «Après plusieurs péripéties, le Burkina Faso est entrée dans une véritable ère de liberté, de démocratie aux normes universelles, de liberté de faire les affaires, etc.», a dit le président Kaboré. Aussi a-t-il présenté les grandes orientations du Plan national de développement économique et social (PNDES). Selon lui, l’élaboration  et l’opérationnalisation de ce référentiel qui vise des investissements structurants, impliquent  l’ensemble des secteurs et couches socioéconomiques du pays. Et le « franc succès » de la table ronde des bailleurs de fonds à Paris, en décembre passé, constitue, à son avis, la preuve de la cohérence du plan et du sérieux des Burkinabè. Les potentialités d’investissements, a fait savoir Roch Kaboré, sont nombreuses. Il a mentionné l’éducation, l’eau potable et les barrages, les mines, l’énergie, le relèvement des plateaux techniques des structures de santé, la conduite du gaz de pays côtiers vers le Burkina, la fibre optique pour améliorer la connexion internet, la transformation des produits locaux (PME), entre autres. Il a expliqué, en outre, à l’auditoire, que les investissements peuvent se faire dans le cadre de Partenariat public-privé (PPP) dans des conditions avantageuses pour les deux parties. «Nous sommes bien conscients du rôle du secteur privé dans le développement, c’est pourquoi nous travaillons à faciliter les investissements  et à les sécuriser», a assuré le premier des Burkinabè.

 

 

Sans langue de bois

Anticipant les inquiétudes éventuelles liées aux attaques terroristes au pays, le Président du Faso a reconnu que la question sécuritaire reste un défi majeur. Avant de rassurer : «La sécurité est actuellement préoccupante dans la zone sahélo-saharienne, mais nous prenons toutes les dispositions au plan national et avec le G5 Sahel, pour rétablir la sérénité». Il a de ce fait, affirmé que l’insécurité ne devrait pas constituer un frein aux perspectives d’investir au Burkina. Après avoir planté le décor sur l’environnement politique, économique et sécuritaire dans son pays, il s’est prêté aux questions des femmes et hommes d’affaires.

L’Etat accorde-t-il gracieusement des terres aux investisseurs ? Quelle est la place des TIC dans les actions de développement ? Quelles sont les garanties dans le cadre des PPP ? Ce sont, entre autres, des préoccupations qui ont été posées au chef de l’Etat. En réaction, celui-ci a répondu que les investisseurs, que ce soit dans le domaine de l’immobilier ou de l’industrie, doivent s’apprêter à payer pour l’espace qu’ils vont occuper.  Au sujet des TIC, le président a avoué que le pays a pris un «retard inacceptable» dans le domaine, que le gouvernement travaille d’arrache-pied à combler. Concernant les PPP, il a soutenu qu’ils seront le fruit d’une négociation entre l’Etat et le promoteur privé, en présence d’avocats des deux parties. «Pour l’instant, nous ne sommes pas hyper endetté, mais nous voulons garder l’endettement dans le cadre des PPP à des niveaux acceptables», a-t-il précisé.

Par ailleurs, Roch Marc Christian Kaboré a invité les hommes d’affaires américains et ceux de la diaspora à un Forum des affaires Burkina-Etats-Unis, prévu pour le premier semestre de l’année 2018. Un autre rendez-vous à ne pas manquer à Ouagadougou, a renchéri le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, Mahamadi Savadogo, est la 5e édition de Africallia, un forum biennal d’échanges directs entre opérateurs économiques du pays et ceux de l’étranger, du 21 au 23 février prochain.

En sus des rencontres économiques, le «Burkina day» a connu également des activités de promotions de l’art culinaire, vestimentaire et musical burkinabè. Des évènements similaires sont à prévoir dans d’autres parties du monde. «Nous comptons organiser ces journées économiques, culturelles et touristiques dans d’autres pays où nous estimons qu’il y a un potentiel d’investisseurs (diaspora et étrangers) vers notre pays», a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry.

 

Koumia Alassane KARAMA

(De retour de New York)

Sidwaya
Mise à jour le Lundi, 25 Septembre 2017 07:48
 

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