Lutte contre l’extrémisme violent PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Dimanche, 08 Avril 2018 23:16

Le Programme Partenariats pour la paix(P4P) a organisé, le mercredi 4 avril 2018, à Ouagadougou une table-ronde sur la contribution de la société civile à la lutte contre l’extrémisme violent au Burkina Faso. La montée de l’extrémisme violent requiert la contribution des différents acteurs et des groupes socioprofessionnels dans les efforts de lutte contre le phénomène. C’est fort de cette conviction que le programme Partenariats pour la paix(P4P) a organisé, le mercredi 4 avril 2018 une table-ronde sous le thème : « Contribution des Organisations de la société civile(OSC) dans un effort collectif efficace de lutte contre l’extrémisme violent ».

Une quarantaine de participants, représentant tous, des organisations de la société civile dont des mouvements religieux ont pris part à cette rencontre d’échanges et de partage d’expériences. Selon les responsables du projet, l’atelier a pour objectif de mener une réflexion approfondie sur la question de l’extrémisme violent et recueillir des avis et des propositions pour une lutte efficace contre le phénomène. Les travaux se sont déroulés sous forme de présentation organisés autour de trois panels axés chacun sur un aspect du sujet. Ainsi le premier panel qui s’est proposé d’analyser la nature de la menace a donné l’occasion au directeur du Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), le Dr Thomas Ouédraogo de présenter une étude réalisée sur la vulnérabilité de certaines populations. Il ressort de cette étude conduite dans 10 villages de Gorom-Gorom dans le Sahel burkinabè que les premières causes de l’extrémisme violent ont un lien direct avec les conditions socio-économiques difficiles. Sur 205 ménages interrogés, plus de 70% ont estimé que l’absence de l’Etat dans leurs zones crée des frustrations, des contestations pouvant inciter à une forme de rébellion ou d’extrémisme violent. Une autre étude réalisée par le Pr Augustin Loada et dont le résumé a été présenté à cette table-ronde a aussi conclu que la persistance de la corruption, le chômage des jeunes, la dégradation du pouvoir d’achat des citoyens et les multiples radiations de militaires sont également à l’origine de la fragilisation de la stabilité du Burkina Faso. Sans oublier le développement de l’économie criminelle de la drogue et l’implication de Burkinabè dans des groupes terroristes externes. Cette thèse est corroborée par les révélations du rapport d’international Crisis Group sur la stabilité dans le nord du pays, présentée par le directeur régional adjoint de P4P, Fabrice Boussalem, basé à Accra au Ghana. Les recommandations formulées ont été unanimes sur la nécessité d’adjoindre une réponse économique à celle militaire pour espérer réduire l’extrémisme violent au Burkina Faso. Les rôles des OSC dans la réalisation d’une approche sociale globale à la lutte contre l’extrémisme violent et des exemples d’expériences réussies et prometteuses sur le terrain ont été les sujets abordés par les communicateurs des deux autres panels. Selon la directrice pays de l’ONG Créative Associates International chargé de la mise en œuvre du projet partenariats pour la paix, Mariama Sawadogo, cette table-ronde est la première d’une longue série devant conduire le staff dans les différentes régions du pays et avec d’autres acteurs. Les conclusions vont servir à l’élaboration éventuelle d’une stratégie de lutte contre le phénomène. Quant à Linda Trudel, qui a représenté l’USAID, bailleur de fonds, le projet Partenariats pour la paix est une initiative du gouvernement américain pour le renforcement des capacités et de réseautage en vue de faire face à l’extrémisme violent.

 


Beyon Romain NEBIE

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Sidwaya

Mise à jour le Dimanche, 08 Avril 2018 23:29
 

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