Ebola: 160 milliards de F CFA pour la relance économique des pays touchés Imprimer
Écrit par Sidwaya   
Mercredi, 22 Juillet 2015 10:00

La conférence internationale sur l’épidémie à virus Ebola s’est ouverte, le mardi 21 juillet 2015 à Malabo, sous la présidence de Robert Mugabé, président en exercice de l’Union africaine.  Les chefs d’Etat ont plaidé pour le soutien à la relance économique des trois pays affectés et le renforcement du système sanitaire du continent. La conférence internationale qui s’est ouverte à Malabo en Guinée équatoriale le 21 juillet 2015 se veut une réponse de l’Afrique à l’épidémie du virus Ebola.  Elle  a réuni des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union africaine, des représentants d'organismes tels que la CEDEAO, l'ONUSIDA.

Des institutions financières   comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et des partenaires du continent tels la Chine, la Fédération de Russie, les Etats-Unis ont pris part à la conférence. Cette rencontre a permis de mettre en exergue les impacts négatifs de l’épidémie dans les pays les plus touchés, à savoir la Guinée Conakry, Le Liberia et la Sierra Leone. Selon le vice-président de la Commission de l’Union africaine, au mois de juillet 2015, le virus Ebola a infecté 25 699 personnes et occasionné 11 000 décès. Les pays affectés ont connu une perte de 6,2 milliards de dollars au titre du Produit intérieur brut (PIB). Il y  a également une perte de personnels de santé et les secteurs comme l’agriculture, les mines, les transports et l’hôtellerie ont été abandonnés, d’où l’intérêt de penser  à la reconstruction des trois pays à la période post-Ebola. Ainsi,  le  président de la Guinée équatoriale, Téodoro Obiang N’Guema, a déclaré à cette tribune, que la lutte contre l’épidémie ne peut se faire dans un cadre isolé.

Pour lui, l’Afrique doit s’unir et être à l’avant-garde de la lutte. Cela est possible par l’adoption d’une stratégie commune de lutte pour éviter la propagation de la maladie, a-t-il dit. A cet effet, Téodoro Obiang N’Guema a proposé la mise en place d’un fonds pour soutenir les trois pays affectés.  Il a demandé également la création d’un centre  d’étude et de lutte contre l’épidémie à virus Ebola. Le vice-président de la Commission de l’Union africaine a, dans la même veine, invité les Etats à consentir 15% de leur budget national à la santé, augmenter les ressources locales à travers l’agrandissement de l’assiette fiscale. Il a également appelé à investir dans les systèmes d’alerte, dans les ressources humaines et de mettre en place un système de communication. Le président en exercice de l’Union africaine, Robert Mugabe, président du Zimbabwe, en plus d’un plan de relance socioéconomique, a soutenu la recherche de solution multidisciplinaire pour lutter contre la maladie à virus Ebola. « Même si nous devons vendre nos ressources en or pour aider le Liberia, la Guinée Conakry et la Sierra Leone, soyons pauvres en bien mais riches dans nos cœurs», a dit Robert Mugabe à l’adresse des différentes délégations. Plus de 160 milliards de FCFA ont été promis par les pays africains et les partenaires au cours de cette rencontre pour soutenir les pays affectés.  Le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée Conakry ont présenté à cette occasion leur plan de relance socioéconomique. Des plans de relance, les secteurs concernés sont, entre autres, la santé,  l’accès à l’eau, la bonne gouvernance, l’accès à l’énergie, un apport en ressource additionnelle et l’annulation de la dette dans les trois pays.

 

Rabalyan Paul OUEDRAOGO à Malabo

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Les couacs de la conférence internationale sur Ebola à Malabo

 

Robert Mugabe a fait son show

Le président du Zimbabwe a toujours en lui la fougue de la lutte contre les colons. Lors de la conférence internationale sur la réponse de l’Afrique à la lutte contre la maladie à Virus Ebola, il a fait comprendre aux délégations africaines que la lutte ne peut pas se faire comme celle coloniale avec des armes. Pour lui, l’arme de la lutte c’est un système de santé performant. Il leur a dit également de ne pas compter sur les ONG pour financer le plan de relance économique.

 

La parole retirée au président de la Guinée-Bissau

Le président en exercice de l’Union africaine a donné la parole aux différentes délégations pour des promesses de soutien ou de contribution. Un temps de 4 minutes a été accordé pour la circonstance. Le président de la Guinée-Bissau, José mario Vaz, a ainsi vu la parole lui être retirée parce qu’il avait épuisé son temps. Mais après lui, la règle n’a pas été respectée.

 

L’ombre de Eyadema, à la conférence

Eyadema, c’est par ce prénom que Faure Gnassingbé a été appelé au cours de la conférence internationale par la secrétaire générale de l’Union des pays du Mano, Saran Daraba Kaba. Un lapsus certes, mais qui peut s’expliquer.

 

Rassemblée par R.P.O

Sidwaya

Mise à jour le Mercredi, 22 Juillet 2015 10:07