Lutte contre le cancer : La prise en charge peut coûter plus du million PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Jeudi, 23 Novembre 2017 07:33

En marge de l’ouverture de la rencontre régionale pour la lutte contre le cancer, l’épouse du président du Faso, Mme Sika Kaboré, entourée du ministre de la Santé et de cancérologues, a animé une conférence de presse sur le thème de la rencontre et les actions que sa fondation mène sur le terrain, depuis 10 ans.

Les cancérologues sont unanimes que les conditions idoines de lutte contre le cancer, en l’occurrence ceux du sein et du col de l’utérus, sont la prévention, le diagnostic précoce pour une prise en charge rapide, permettant d’augmenter les chances de guérison. Cela a été rappelé le mercredi 22 novembre 2017, à l’occasion d’une conférence de presse animée par l’épouse du chef de l’Etat, présidente de la Fondation KIMI, Sika Kaboré, le ministre de la Santé, Pr Nicola Méda et deux cancérologues membres du comité scientifique d’organisation de la rencontre sous régionale pour la lutte contre le cancer. L’un des cancérologues, le Pr Robert Soudré,  a relevé la nécessité de partir de l’existant au sein de chaque pays pour la mutualisation des forces.

 

A ce propos, il a noté la mesure prise par le Burkina Faso pour la gratuité des lésions pré cancéreuses du col de l’utérus et du sein. « C’est à partir des actions de chaque pays qu’on pourra déterminer ce qui est mutualisable et des recommandations seront transmises aux autorités des différents pays », a-t-il ajouté. Les journalistes ont interrogé les conférenciers sur le nombre de personnes cancéreuses ayant pu bénéficier d’une prise en charge au Burkina Faso et sur les acquis de la Fondation KIMI, en 10 ans d’engagement. Ils ont également demandé le coût moyen de prise en charge du cancer.

Dr Aboubacar Bambara a d’abord fait remarquer que le problème d’enregistrement des cas se pose, dans la mesure où le pays compte seulement cinq cancérologues et médecins confirmés pour la prise en charge de cette pathologie. Toutefois, il a estimé qu’entre 2000 et 2500 personnes sont suivies annuellement. Quant aux actions de la Fondation KIMI, sa présidente a souligné que l’organisation parcourt le pays chaque année pour entreprendre des campagnes de dépistage et offrir des formations au personnel soignant de proximité, notamment les sages-femmes et les infirmiers dans les zones rurales. « Chaque année, nous organisons au mois d’octobre,  la semaine du ruban rose pour sensibiliser les femmes à l’auto palpation du sein ainsi qu’une campagne de dépistage pour le cancer du col de l’utérus », a indiqué Sika Kaboré. La présidente de la Fondation KIMI n’a pas avancé de chiffre sur le nombre de personnes qui ont pu bénéficier de ces actions. Néanmoins, elle a fait savoir que les retours encourageants de certaines bénéficiaires réconfortent et motivent son équipe à continuer. Par rapport au coût de traitement du cancer, les cancérologues ont indiqué qu’il est exorbitant. « Par exemple, pour le cancer du sein, il faut estimer entre 300 000 à un million de francs pour l’achat de médicaments toutes les 3 semaines. Cela, sans compter  le bilan initial et les examens complémentaires qui peuvent coûter autour de 600 000 F CFA », a indiqué Dr Bambara.

 

Fabé Mamadou OUATTARA

Sidwaya

Mise à jour le Jeudi, 23 Novembre 2017 07:36
 

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