Au-delà de la solidarité spectacle ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Jeudi, 19 Décembre 2013 09:30

« A chacun son service social ». C’est ce thème qui chapeaute la 9e édition du mois de solidarité 2013, organisé par l’Etat burkinabè, à travers le ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale. Ainsi, du 30 novembre au 29 décembre 2013, nous sommes tous appelés à faire parler notre cœur, à faire preuve de générosité et de bonté envers ceux qui sont dans le besoin, ceux qui n’ont pas la possibilité d’avoir, ne serait-ce qu’un repas par jour ou de soigner un simple palu... Et Dieu seul sait combien ils sont nombreux !

Ce qui fait que, de facto, les attentes sont fortes. Selon les estimations, ce sont environ 120 millions de FCFA qui sont attendus des Burkinabè, toutes catégories et tendances confondues, des amis et des partenaires au développement « du pays des Hommes intègres ». Au regard de la contribution apportée par les uns et les autres à la 8e édition, osons espérer que cette somme sera doublée, voire triplée, à l’heure du bilan. Car le premier responsable du département de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Alain Zoubga, a annoncé que la dernière édition a permis de récolter 164 684 843 FCFA et des dons en nature de 3 372 426 FCFA. Ces ressources ont servi, selon lui, à financer des actions de solidarité dans les domaines de la santé (45 000 000), de l’éducation (72 684 843) et des activités socioéconomiques (47 000 000).

 

Ce qui est incontestable, c’est que l’initiative de l’organisation du mois de la solidarité au Burkina Faso, depuis 2003, est salutaire. Cela permet d’interpeller tous les Burkinabè sur la nécessité d’être solidaire. De ne pas tourner le dos aux pauvres et aux plus démunis qui deviennent nombreux. L’invite est que nous travaillons à aller au-delà de la solidarité spectacle. Il est malsain et triste de ne voir des gens manifester leur solidarité envers autrui que lorsqu’ils sont devant des caméras et autres appareils photographiques. Dans cette posture, avec leurs enveloppes, des cahiers ou un sac de maïs en main, le tout accompagné d’un large sourire de bienfaiteurs, ils pensent se rendre utiles à la société.

Nous pensons que si les pauvres et autres nécessiteux avaient le choix, ils auraient refusé ce type de solidarité déshumanisant. Une solidarité que les religions condamnent. Car, n’est-il pas écrit dans la Bible « que la main gauche ne doit pas savoir ce que donne la main droite ? » Travaillons donc à faire en sorte que la solidarité soit inscrite dans nos faits et gestes quotidiennes, de façon naturelle et silencieuse. Pour y parvenir, il faut procéder à la culture de la solidarité dans nos familles. Que chacun de nous inculque à son enfant la volonté de partage, en lui donnant le bon exemple. Ce bon exemple commence par les parents relativement nantis qui doivent d’abord se soucier de leurs voisins. Car il arrive que notre poubelle regorge de restes de repas qui auraient été très utiles au voisin d’à-côté qui dort le ventre vide avec sa famille. En outre, notre solidarité aurait pu aider l’enfant du voisin à aller à l’école, parce que son père n’a pas pu payer ses frais de scolarité. A quoi sert d’aller donner des millions à l’occasion d’une cérémonie de mois de la solidarité alors que son voisin meurt de faim ou n’arrive pas à soigner le moindre mal ?

La saine solidarité peut aider à résoudre nombre de problèmes sociaux, sans tambour, ni trompette. En plus, cela est un vrai facteur de cohésion sociale. Car, en partageant, les voisins ne vont pas se regarder en chiens de faïence. Le pauvre pensant souvent que son voisin riche est à l’origine de ses problèmes. Pourtant, il arrive que certains refusent l’accès de leur maison aux enfants des voisins, n’en parlons pas leur permettre d’y goûter à un repas… Alors que partager son repas avec l’enfant du voisin est une forme de solidarité.

Cela peut l’empêcher d’aller voler ou de mendier… N’est-ce pas ce manque de solidarité qui est à l’origine du nombre de plus en plus élevé de mendiants et autres personnes qui tendent les calebasses à nos carrefours ?

 

Ali TRAORE

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Sidwaya

Mise à jour le Jeudi, 19 Décembre 2013 09:40
 

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Nestor BAKI

Sidwaya

 

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