Lutte contre la traite des enfants: Une seule structure nationale en vue PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Jeudi, 19 Décembre 2013 09:30

Le ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale a organisé, le lundi 16 décembre 2013, à Ouagadougou, une rencontre des acteurs du Comité national de vigilance et de surveillance (CNVS) sur les pires formes de travail des enfants. L’objectif était de renforcer la coordination des actions de lutte contre la traite au Burkina Faso.

Pour faire face à la traite et aux pires formes de travail des enfants au Burkina Faso, plusieurs actions sont menées à travers le Comité national de vigilance et de surveillance (CNVS). C’est pourquoi la rencontre des membres du CNVS avec les autorités administratives des régions et les partenaires techniques tenue le lundi 16 décembre 2013, a été placée sur le thème : « Quelle stratégie de coordination des interventions en matière de lutte contre la traite des personnes au Burkina Faso ». Elle visait, entre autres, à examiner les rapports régionaux de lutte contre la traite des enfants et à donner des orientations relatives aux interventions de terrain. Adopter des stratégies afin d’instaurer des liens fonctionnels efficaces entre le CNVS et ses démembrements et soutenir le plaidoyer visant à combattre la traite des enfants ou les pires formes de travail des enfants fait également partie des objectifs poursuivis. Le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Alain Zoubga, au cours de la cérémonie d’ouverture de la présente cession, a annoncé que c’est une occasion pour chaque membre du comité, de revoir sa stratégie.

 

Tout en approuvant la multiplicité des actions en faveur de l’éradication du phénomène, il a souligné la nécessité d’une synergie d’actions. Sur l’ampleur du phénomène, le ministre Zoubga a souligné qu’en 2012, 1910 enfants victimes, dont 483 filles et 1427 garçons, ont été pris en charge. « Ces enfants sont en majorité victimes de traite interne, soit 1554 enfants contre 356 enfants victimes de traite externe ou transfrontalière. L’ensemble de ces victimes ont pu regagner leur famille et ont bénéficié d’un appui-conseils », a-t-il affirmé. Par ailleurs, il a annoncé que certaines ont bénéficié de réhabilitation et de réinsertion socioéconomique. Il s’agit plus précisément de la poursuite des formations professionnelles pour 399 enfants et d’appui en activités génératrices de revenus pour une trentaine. Au cours des travaux qui ont suivi, chaque région a fait cas des différentes actions qu’elle a entreprises. Ainsi, il est apparu que le phénomène de la traite est bien réel dans la région du Centre qui est à la fois une zone de transit et pourvoyeuse. Dans la région du Sud-Ouest par exemple, le Comité régional de vigilance et de surveillance a intercepté 443 enfants en situation de traite et leur raccompagnement en famille dont 351 en 2012 et 92 au cours des trois premiers trimestres de l’année 2013. Au cours du premier semestre de l’année 2013 au niveau régional, la province du Ioba vient en tête des interceptions avec 26 enfants, soit 52%, suivi de la Bougouriba avec 15 interceptions soit 30% et du Noumbiel avec 5 cas, soit 10%. Le trafic interne représente près de 78% de l’ensemble des interceptions. Les filles représentent 48 % des interceptions et la plupart viennent de la province du Ioba (75%). Comparativement à la même période de l’année 2012, le nombre d’enfants interceptés dans la région a connu une baisse très considérable dans toutes les provinces de la région. Car de 163 enfants interceptés à la même période en 2012, on enregistre 50 cette année. Toutefois, les participants ont relevé l’existence des goulots d’étranglement de la lutte. Parmi lesquels, il y a la redynamisation des cadres de concertation au niveau déconcentré, l’insuffisance financière, matérielle, et la mobilité du personnel administratif.

A l’issue des échanges, les participants ont fait des recommandations. Ils ont suggéré le regroupement des différents comités de promotion et de protection des enfants en une seule structure au niveau national et déconcentré, l’inscription d’un crédit de fonctionnement du CNVS et de ses démembrements au budget de l’Etat et des collectivités (régionales et territoriales). L’élaboration des plans d’action régionaux en matière de lutte contre la traite des personnes et des pratiques assimilées est la 3ème recommandation.

Le Comité national de vigilance et de surveillance (CNVS) sur les pires formes de travail des enfants a été installé le 21 octobre 2011, suite au décret 529/PRES/PM/MASSN/MATD/SECU du 17 juillet 2009. Il a pour mission de lutter contre la traite et les pires formes de travail des enfants au Burkina Faso.

 

Habibata WARA

Sidwaya

Mise à jour le Jeudi, 19 Décembre 2013 09:37
 

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Nestor BAKI

Sidwaya

 

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