Incendie à la zone commerciale: Jour de malheur à la rue de la chance PDF Imprimer Envoyer
Écrit par L'Observateur paalga   
Lundi, 16 Février 2015 06:41

436, rue de la Chance : c’est là qu’est situé le siège de la loterie nationale burkinabè (LONAB) à Ouagadougou. Mais le dimanche 15 février 2015, elle a connu la malchance avec ce violent incendie qui a ravagé une vingtaine de magasins dans les parages et qui font face à la pharmacie Diawara. Les flammes  ont occasionné  d’importants dégâts matériels. L’origine du sinistre est inconnue et selon le vigile, Idrissa Sana, tout cela est mystérieux.

Si le dimanche est jour de repos pour la plupart des travailleurs burkinabè, ce n’est pas le cas de certains, dont la presse qui doit être fidèle à ses lecteurs, lesquels  attendent les journaux dans les kiosques le lundi.

Nous étions, comme d’habitude, au journal, et le temps d’une pause nous causions dans la cour quand aux environs de 14h 30 nous voyions une épaisse fumée noire qui montait dans le ciel ouagalais.

On a cru, au départ, que ce sont des gens qui brûlaient des pneus quelque part. C’est fréquent dans la capitale. Mais cette colonne de fumée noire se fit de plus en plus persistante dans l’azur et de notre position, on se dit qu’il devait se passer quelque chose de grave dans les alentours de la pharmacie Diawara. Des badauds accourent vers les lieux et nous n’hésitons pas à faire de même.

Une fois à la rue  de la Chance, nous constatons qu’il y a des dégâts importants dans une cour où des commerçants vendent des marchandises de toutes sortes à proximité de ladite pharmacie.

Les sapeurs-pompiers, appelés d’urgence, sont à pied d’œuvre pour circonscrire les flammes qui gagnent en intensité. Une partie de l’aile de l’hôtel Delwendé dont la réception est non loin de la station Total est même touchée.  La zone est devenue boueuse et huileuse puisque des lots de chaussures sont partis en fumée.

Des commerçants, qui ont des magasins à l’intérieur, sont affolés et, visiblement désespérés, courent dans tous les sens. On tente de récupérer les marchandises qui n’ont pas été touchés par le feu. Si certains ont pu sauver ce qui pouvait encore l’être, d’autres par contre regardent impuissants leurs cartons de sucre, de biscuits et autres choses calcinés.

Malgré la forte mobilisation des sapeurs-pompiers, le feu était encore menaçant de telle sorte que la zone a été bouclée pour empêcher sans doute des malins de commettre des larcins. Mais qu’est-ce qui a bien pu provoquer ce gigantesque incendie au moment même où il faisait chaud dans la capitale ?

Selon le vigile de la cour, Idrissa Sana, qui était désemparé, c’est en regagnant son poste après avoir accompagné des visiteurs qu’il a constaté des flammes dans un magasin. Alors qu’il s’était approché pour voir de près ce qui se passait, le feu a commencé à se propager dans  la cour.

Le temps qu’il sorte appeler les secours, tout était en flammes et c’est ainsi qu’avec des passants ils ont rapidement alerté les sapeurs-pompiers qui sont à quelques encablures des lieux du sinistre.

A la question de savoir s’il avait laissé quelqu’un sur les lieux pour accompagner ses visiteurs, il a répondu qu’il était seul et il ajouté qu’il ne pense pas non plus qu’un court-circuit ou un sabotage soit à l’origine de l’incendie.

’’C’est quand même mystérieux, et je me demande encore d’où est venu subitement ce feu’’, explique-t-il.

Idrissa nous montre des clés qu’il tient, et affirme qu’il s’apprêtait à fermer le portail. En tout cas, la situation était désespérante et les soldats du feu se sont employés de leur mieux que le feu ne s’étende pas à toute la zone surtout que le siège de la LONAB est contigu à la cour qui était en proie aux flammes.

Dieu faisant bien les choses, le sinistre est arrivé un dimanche où la zone est dégagée. Si c’était un jour ouvrable, les pompiers auraient eu des difficultés à avoir accès aux lieux, vu que la rue de la Chance et même celle de Sibiri Ousmane Ouédraogo est un véritable bordel.

Ce qu’on a vécu hier dimanche nous a rappelé Rood Woko, lequel avait subi le même sort le 27 mai 2003. On l’a toujours dit, le désordre dans les environs demande qu’on s’y penche sérieusement et peut-être que l’incendie survenu dans la cour des commerçants sonne comme un avertissement.

 

Justin Daboné
L'Observateur paalga

Mise à jour le Lundi, 16 Février 2015 07:02
 

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