Civisme fiscal : la réglementation enseignée aux acteurs économiques PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Mardi, 17 Mars 2015 07:20

Le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique tient, les 3 et 4 décembre 2014 à Ouagadougou, un atelier de suivi-évaluation des formations qu’il avait organisé en août 2014 au profit des acteurs économiques sur le civisme fiscal. En août 2014, le ministère en charge des Droits humains et de la Promotion civique a organisé deux ateliers de sensibilisation sur le civisme fiscal au profit de soixante opérateurs économiques de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Ce mercredi 3 décembre, dans le but de consolider les acquis en termes de bonnes pratiques et de mesurer l’impact de ces sensibilisations, le ministère ouvre un atelier de suivi-évaluation à Ouagadougou.

Il s’agira pour les participants  d’identifier les forces et les faiblesses des formations reçues afin de servir de référence en matière de sensibilisation des associations de commerçants et des chefs d’entreprise.  Ils formuleront également des recommandations en vue d’améliorer des sessions de sensibilisation dans les autres régions du pays.

Le secrétaire général du ministère en charge des Droits humains, Amadou Consigui, a indiqué que son département a pour mission de sensibiliser et d’éduquer toutes les couches sociales et professionnelles en matière de droits humains, de civisme et de citoyenneté. Il a affirmé que cette mission ne peut être accomplie sans le concours des acteurs qui constituent un maillon essentiel de la vie économique du pays. C’est pour cette raison, a-t-il rappelé, que ces ateliers ont été organisés afin d’amener toutes les personnes impliquées à respecter les règles régissant les activités commerciales et à les sensibiliser à leur rôle dans la promotion de la paix et du civisme. M. Consigui, à travers cette évaluation, pense solliciter l’implication des acteurs économiques dans la lutte contre l’incivisme économique. Car, a-t-il poursuivi, c’est un fléau qui constitue un véritable obstacle au développement du Burkina Faso. «Cela peut engendrer des violations de droits humains notamment économiques, sociaux et culturels», a fait savoir le SG. Selon le secrétaire général, la promotion du patriotisme au niveau des associations de commerçants est nécessaire pour assainir l’environnement économique et créer des conditions idoines d’exercice de l’activité et donc, de paix et de développement durable.

Le gouverneur de la région du Centre, Georges Marie Compaoré, a salué la tenue de cette formation. «C’est le moment pour nous de rappeler à nos acteurs économiques que l’incivisme fiscal est un danger pour nous», a-t-il insisté. Pour lui, la région du Centre regroupe le plus grand nombre d’acteurs économiques, et il a pensé que cette formation vise à rappeler ceux qui ne payent pas leurs impôts que pour être un vrai Burkinabè, il faut s’acquitter de ses charges.  Il s’est réjoui de constater que l’atelier regroupe de jeunes acteurs qui auront l’occasion de connaître le bien-fondé de l’incivisme fiscal. «Un agent économique agit pour se faire des bénéfices, mais pas au détriment de l’Etat parce que c’est par là que l’on crée l’injustice. Nous sommes en train de nous battre aujourd’hui pour que plus jamais, il n y ait d’injustice au Burkina Faso», a-t-il conclu.

 

Adama SEDGO
Sidwaya

Mise à jour le Mardi, 17 Mars 2015 07:42
 

Suivez-nous sur Facebook

Suivez-nous sur Twitter

Dans le monde

Contactez Fasopresse

 

Pour des requêtes d’informations ou des besoins d’insertions publicitaires, vous pouvez nous joindre en envoyant un mail à l’adresse suivante :

E-mail: info@fasopresse.net