Une lettre pour Laye : Bienvenus à la MACO PDF Imprimer Envoyer
Écrit par L'Observateur paalga   
Vendredi, 17 Avril 2015 08:00

Cher Wambi, Quel temps fait-il ces jours-ci à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou ? Qui mieux que les anciens maires et ministres qui y défilent depuis la vague d’interpellations entamée au début du mois d’avril pour y répondre ! Suprême injure que cette intrusion de Zitebmi qui manqua de, transformer le cabaret de la tante Gompoko en champ de bataille dans le dernier quartier non loti de la capitale. Car, si pour les uns il ne sied point de se réjouir du malheur d’autrui, Zitebmi, lui, trouve là l’occasion inespérée de se venger de ce maire qui l’a truandé mille et une fois lors des lotissements successifs de ces vingt dernières années.

 

 

En tous les cas, cher cousin, après Adama Zongo, ancien maire de Tanghin-Dassouri et président de la FEDAP-BC ; Basile Kaboré, ancien maire de l’arrondissement 10 de la capitale ; Salia Sanou, ancien maire de Sya ; et les ex-maires de Bobo Seydou Sanon et Karim Barro, tous déférés à l’instar de Salif Lamoussa Kaboré, ancien ministre de l’Energie et des Mines, il va falloir élargir nos maisons d’arrêt, car cette pêche entreprise par les champions de la transition promet d’être des plus fructueuses, pour peu que Zida et les siens veuillent faire la lumière et toute la lumière sur tous les dossiers dormants depuis le Front populaire à nos jours.

 

Mais hélas, cher Wambi, c’est connu de tous, ici au Faso comme ailleurs, nous dormons sur la même natte sans pour autant faire les mêmes rêves.

 

Car si jamais…

 

Autre sujet qui, sans aucun doute, alimentera la chronique ce week-end, à défaut de faire jaser, c’est incontestablement, cher cousin, ce numéro spécial n°02 du Journal officiel du Burkina Faso, paru le 13 avril dernier, et dont le plat de résistance n’est autre que la liste des biens des membres du gouvernement et du Conseil des ministres.

 

Eh bien, cher Wambi, pour mille et une raisons, je ne la reprendrai pas ici, mais je demeure convaincu que c’est une véritable bombe jetée à l’opinion tant nationale qu’internationale, même si c’est le souci de transparence qui a commandé un tel exercice à nos gouvernants après que le contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga, s’est jeté à l’eau.

 

En tout cas, comme c’est sur l’honneur que chacun d’eux a fait sa déclaration, je prie Dieu qu’ils n’aient rien oublié de signaler.

 

Car, au temps du numérique, je ne serais nullement surpris que certains accrocs du Web les aident à exhumer certains avoirs.

 

En attendant, cher Wambi, j’entends déjà les loups hurler.

 

Comment ont-ils fait pour avoir tout ça en seulement tant d’années de service ?

 

Il ne manquerait plus que la loi portant délit d’apparence, votée il y a peu par le Conseil national de Transition, s’applique à certains d’entre eux.

 

Pour ma part enfin, bien qu’ayant par-devers moi ce précieux document depuis le jour de sa parution, je reste persuadé que son contenu relève des données personnelles, donc éminemment privées, tel le salaire.

 

Cher Wambi, autant la communauté internationale a salué le consensus auquel les filles et les fils du Burkina sont parvenus au lendemain de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, autant elle se demande aujourd’hui où le train de la Transition va bien s’arrêter.

 

En cause, la vague d’interpellations et d’incarcérations, le nouveau Code électoral qui cultive l’exclusion au moment même où les hommes de bonne volonté et de foi prêchent la réconciliation nationale.

 

Y a-t-il le feu dans la maison?

 

En tout cas du 20 au 22 avril 2015, Ouagadougou sera la capitale ouest-africaine où les Médiateurs des pays membres de l’UEMOA seront en mission de solidarité pour « Le succès de la Transition, le renforcement de la paix et la réconciliation nationale. »

 

Trois jours durant lesquels ils auront aussi bien des audiences avec le président du Faso, le président du CNT ; le Premier ministre, le Moogho Naaba que des rencontres avec les autorités coutumières et religieuses, les partis politiques, les organisations de la société civile, les syndicats, les médias, les forces de défense et de sécurité et la Commission de réconciliation nationale et des réformes.

 

Mais qui sont-ils, ces messagers de la paix ?

 

Eh bien, cher Wambi, tend bien l’oreille et retiens leurs noms pour l’histoire. Il s’agira de :

 

N’Golo Coulibaly, médiateur de la République de Côte d’Ivoire et président de l’AMP-UEMOA ;

Amadou Cheiffou, médiateur de la République du Niger et vice-président de l’AMP-UEMOA ;

Baba Habib Haïdara, médiateur de la République du Mali et trésorier de l’AMP-UEMOA ;

Sérigne Diop, médiateur de la République du Sénégal, commissaire aux comptes de l’AMP-UEMOA ;

Joseph H. Gnonlonfon, médiateur de la République du Bénin, membre de l’AMP-UEMOA ;

Awa Nana Daboya, médiateur de la République du Togo, membre de l’AMP-UEMOA ;

Et bien entendu notre sœur Déborah Nignan Traoré.

 

Mais saurons-nous seulement, sur les rives des vieilles Volta, saisir la portée d’un tel message ?

 

Comme toi, cher Wambi, j’ai appris cette affaire de réseaux de malfrats qui faisaient leur miel du détournement d’appels téléphoniques. Un trafic lucratif pratiqué au détriment des caisses des opérateurs de téléphonie mobile et du budget de l’Etat. Mercredi 8 avril dernier, un premier groupe, de cinq pirates d’ondes, arrêtés par la gendarmerie, ont été présentés à la presse. Quelque une semaine plus tard, un second gang, de trois individus, a également été montré aux journalistes. Mais au cours de cette dernière rencontre avec les hommes de médias, la gendarmerie a fait état de la libération inexpliquée de certains membres du premier groupe de malfaiteurs appréhendés et ne s’est pas embarrassée de circonlocutions pour exprimer son mécontentement.

 

Par contre selon des sources émanant du parquet, j’ai appris que la seule personne qui a recouvré la liberté n’est autre qu’un mineur de quinze ans, arrêté pour complicité. Mais les éléments de la charge n’ayant pas pu être établis par la suite, l’adolescent en question a été purement et simplement relaxé.

 

Après avoir analysé hier jeudi les bandes sonores contenant les propos des pandores, le parquet a décidé de réagir, estimant que la «police judiciaire en fait trop».

 

Une affaire dans l’affaire qui reste à suivre…

 

Son séjour à Taïpei en République de Chine en fin mars, à la tête d’une délégation de son parti, l’Union pour le progrès et le changement (UPC), avait paru paradoxal aux yeux des observateurs de la scène politique nationale et internationale.

 

C’est un secret de Polichinelle, en effet, que Zéphirin Diabré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ne cachait point son amour pour la Chine continentale, bien que surfant sur le site des Libéraux. Son parti vient, en effet, d’adhérer au Réseau libéral africain (RLA).

 

Ce candidat à la présidentielle d’octobre au pays dit des hommes intègres ne cessera pas de nous étonner.

 

En effet, cette fois-ci, c’est le Parti socialiste (PS) français, par la voie de son secrétaire général, Jean Christophe Gambedelis, qui l’invite à son prochain congrès, prévu du 5 au 7 juin 2015 à Poitiers.

 

Décidément ! C’est à croire que la route qui mène au palais de Kosyam passe par les grandes capitales occidentales pour ne pas dire mondiales.

 

Oui, cher cousin, c’est la période des funérailles chrétiennes. Au moment même où je m’apprêtais à refermer la présente pour faire mon baluchon pour le village à l’effet d’y honorer la mémoire des oncles rappelés au Tout-Puissant, j’ai appris le décès au matin du jeudi 16 avril de Jean-Pierre Ouédraogo dans sa 75e année.

 

Si son nom ne te rappelle plus rien, sache que ce fut le premier directeur national de la Météo et aussi le premier directeur du Centre de télédétection de Ouagadougou.

 

Pour la petite histoire, en 1973, il fut l’un des pionniers qui conduisirent l’opération de pluies artificielles, le programme Saaga avant la lettre.

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

Ainsi va la vie.

Au revoir.

Ton cousin

Passek Taalé

L'Observateur paalga

 

 

 

Mise à jour le Vendredi, 17 Avril 2015 08:13
 

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