Grève du SYNAFI : le mot d’ordre suspendu hier 14 mars 2017 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Mercredi, 15 Mars 2017 09:10

Après un mois et dix jours de sit-in et de grève,  les militants du Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) ont repris le chemin de  leurs bureaux,  mardi 14 mars à 7h. L’annonce a été faite  lors d’une conférence de presse, par le secrétaire général de ce syndicat, Mohamed Savadogo.

Le mot d’ordre d’arrêt de travail lancé depuis le 6 février 2017 par le Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) a été suspendu, le 14 mars  2017.  Le bureau national du SYNAFI, avec à sa tète, le secrétaire général, Mohamed Savadogo, a livré devant les journalistes, les raisons de fin du mouvement d’humeur. « Au regard des conséquences engendrées par notre lutte, le SYNAFI tient à présenter ses excuses officielles aux victimes collatérales  en particulier et en général  au peuple burkinabè  pour les désagréments  causés », a expliqué le SG du SYNAFI. Il a également justifié la reprise du travail par l’instauration d’un dialogue constructif avec l’administration. «  Sous la houlette d’un groupe de doyens, le climat social  est aujourd’hui  apaisé, puisque nous avons entrepris  un dialogue constructif avec la ministre en charge des finances.  Même si à l’heure actuelle il n’y a aucun acquis concret, elle a pris l’engagement de trouver des solutions idoines à nos préoccupations  et nous voudrions  prendre l’opinion publique à témoin», a-t-il poursuivi.   En vue de rattraper un tant soit peu le retard constaté dans le traitement de certains dossiers, le SYNAFI s’est engagé à  mener une opération casier vide. «  Nous avons demandé à nos camarades à fournir plus  d’effort et d’abnégation au travail pour traiter  tous les dossiers en souffrance sur leurs tables »,  a-t-il lancé.

 

 

Tensions de trésoreries réfutées par le SYNAFI

Le Syndicat national des agents des finances réfute catégoriquement l’allégation selon laquelle, son mouvement  aurait occasionné des tensions de trésoreries dans de nombreuses entreprises. « Ce n’est pas juste de nous imputer cela. Les causes véritables sont à rechercher ailleurs. On peut dire que la grève du SYNAFI a ralenti le traitement des dossiers, c’est là un des effets pervers de la lutte et encore une fois on s’en excuse », a rectifié le SG du SYNAFI.  Le délégué  chargé de la mobilisation et de la communication, Souleymane Oumtana, a, pour sa part, précisé que le délai de règlement est de 45 jours pour les avances de démarrage et de 90 jours pour ce qui concerne l’administration au regard de la réglementation. «  Pendant le mouvement, les agents ont pris le soin de mettre en place un service minimum pour traiter les urgences. En plus, avant le déclenchement du mot d’ordre, les militants  avaient tous été invités à traiter tous les dossiers en leur possession. Il faut surtout retenir que les factures en souffrance ne datent pas de cette année,  alors qu’en principe, le gestionnaire avait jusqu’au 31 janvier 2017 pour  les  payer », a-t-il  relevé.   Plusieurs points sont inscrits dans la plateforme minimale ayant fait l’objet de la lutte engagée par  le SYNAFI  du 6 février au 13 mars 2017. Il s’agit, entre autres, de la rationalisation de la dépense publique,  de la  crainte d’une généralisation des marchés de gré à gré dans le cadre de la réforme des marché publics,  de la politisation de certains postes de responsabilité. Il s’agit notamment de   ceux de directeur administratif et financier, directeur de marché public, etc.

L’application  des protocoles d’accord antérieurs, la gestion des motivations financières  et non financières au sein du ministère figurent également en bonne place dans la liste des revendications.

 

Nadège YE

Sidwaya

Mise à jour le Mercredi, 15 Mars 2017 09:14
 

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