Journée mondiale du réfugié : Une invite à accepter les réfugiés PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Mercredi, 21 Juin 2017 08:30

La Journée mondiale du réfugié, a été célébrée le mardi 20 juin 2017 à Ouagadougou. Des promesses pour améliorer les conditions de vie des réfugiés ont été faites.

Les hommes, femmes et enfants qui ont été, par le fait de violence ou d’autres raisons, contraints de fuir leur pays d’origine pour chercher refuge dans un autre, ont été à l’honneur, le 20 juin dernier, journée à leur dédiée. Cette célébration a été placée sous le thème : «Solidaires avec les réfugiés». Selon la ministre délégué auprès du ministre en charge des affaires étrangères, Rita Bogoré, le Burkina Faso accueille aujourd’hui environ 34 000 réfugiés dont des Maliens, Congolais, Ivoiriens, Soudanais, Centrafricains, Syriens, Turcs, Erythréens et  Pakistanais.

 

Et la commémoration de cette journée traduit l’engagement du gouvernement à ne pas perdre de vue la particularité de ces populations qui sont victimes de situation qu’elles n’ont guère souhaitée. «Elle nous invite à se mettre dans la peau d’un réfugié ne serait-ce qu’en l’espace d’une journée afin de mesurer son isolement, ses besoins et ses espoirs déçus, mais aussi son esprit de combativité, de rédemption… », a-t-elle souligné. De ce fait, la ministre déléguée a affirmé que le thème nous exhorte à développer un sentiment de compréhension et d’acceptation des émigrés. «La thématique nous commande la solidarité et le partage, car nul ne choisit volontairement d’être réfugié», a-t-elle dit. Et de justifier : «Ces personnes qui vivaient une vie paisible ont été contraintes du fait de la guerre, ou de leurs opinions politiques, leur race, leur religion… à s’exiler au-delà des frontières de leur patrie, abandonnant ainsi familles, biens…».

Cette journée a également été l’occasion pour les réfugiés vivant au Burkina Faso d’exprimer leurs besoins. Il s’agit notamment, entre autres,  de la création de plus d’activités rémunératrices de revenus pour les femmes, la facilitation à l’accès à la formation professionnelle et des enfants à l’éducation, l’assistance aux agriculteurs. Toutefois, la ministre déléguée a rassuré les réfugiés et la communauté internationale qu’en dépit des difficultés, le Burkina Faso en vertu de ses engagements internationaux et fidèle à sa tradition de pays hospitalier, œuvrera autant que possible pour permettre aux réfugiés de vivre en toute sécurité et dans la dignité sur son territoire.


L’UE renouvelle son appui

Par ailleurs Mme Bogoré a invité les émigrés au respect des lois, du devoir de réserve et à une vie en harmonie avec les populations-hôtes, les autorités locales et les travailleurs humanitaires. Aussi, face à la montée des actes terroristes, elle les a exhortés à se démarquer complètement de toute action pouvant mettre en danger la sécurité du pays qui est une seconde patrie pour eux. «Je vous invite à la franche collaboration avec la sécurité en dénonçant toute personne ayant des intentions malsaines», leur-a-t-elle dit.

Quant à la représentante-résidente de l’UNHCR au Burkina Faso, Gogo Hukpotrie, elle a salué la qualité de l’accueil que leur ont réservé les populations-hôtes, les efforts d’intégration des réfugiés et ceux fournis par  les autorités pour leur assurer des conditions de vie meilleures. «Après 4 ans d’exil, les réfugiés maliens continuent à cohabiter avec les communautés burkinabè qui les ont accueillis chaleureusement, et à travailler avec eux», a-t-elle apprécié.

A ses dires, les conflits armés et d’autres formes de persécution ont entraîné un afflux record en 2016 avec plus de 65 millions de personnes déplacées dans le monde dont les 25% en Afrique subsaharienne. «Une personne sur 113 est aujourd’hui déracinée : elle est soit demandeuse d’asile, déplacée interne ou refugiée. Le HCR enregistre 24 personnes déracinées par minute», a déploré la représentante de l’UNHCR. Et selon elle, le rythme auquel les solutions sont trouvées pour ces personnes est malheureusement en baisse depuis une vingtaine d’années. La volonté politique n’est pas au rendez-vous et malheureusement dans beaucoup de régions, la xénophobie, le racisme et la politisation liée aux questions de refugiés diminuent l’accès à l’asile et à la protection internationale, a-t-elle dit.

A cet effet, Mme Hukpotrie a invité les gouvernements et les autres acteurs à continuer et à renforcer leur engagement pour la cause des réfugiés dans le monde. Pour sa part, l’ambassadeur, chef de délégation de l’Union européenne, par ailleurs parrain de la journée, Jean Lamy, a renouvelé la volonté de son organisation à accompagner le pays des Hommes intègres.

«L’UE prévoit une nouvelle action qui visera à renforcer la stabilité au Nord-Mali et la cohabitation pacifique entre réfugiés et populations autochtones dans  quatre pays (Burkina Faso, Mali, Mauritanie et Niger) pour une durée de 30 mois à hauteur de 15 milliards de francs CFA», a-t-il annoncé.

 

Kadi RABO

Sidwaya

Mise à jour le Mercredi, 21 Juin 2017 08:34
 

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