Attentat de Ouaga: "La plus jeune victime avait 15 ans" , Maïza Sérémé PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Mardi, 15 Août 2017 08:14

Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, Maïza Sérémé a fait, lundi dans l’après-midi, le point de l’attaque terroriste contre le café-restaurant Aziz Istanbul, survenu la veille.

Munis de deux fusils d’assaut de type AK47 «avec beaucoup de chargeurs», deux individus «très jeunes de peau claire et noire» sur une moto, parvenu à hauteur de l’avenue Kwamé N’Krumah ont «immédiatement» ouvert le feu sur les clients du café-restaurant Aziz Istanbul, a affirmé lundi 14 août, le procureur du Faso, Maïza Sérémé, chargée de l’enquête judiciaire.

 

Dix-huit personnes, dont 15 formellement identifiées et 03 en cours d’identification, de sept nationalités différentes ont perdu la vie au cours de l’attaque terroriste contre le café-restaurant Aziz Istanbul, survenue le dimanche 13 août 2017 à Ouagadougou.

«La plus jeune victime avait 15 ans», a-t-elle précisé. Et d’ajouter: «Les deux terroristes ont été tués».

Elle a informé que tous les corps ont été déposés à la morgue de l’hôpital du District de Bogodogo et des actes médico-légaux en cours.

22 autres personnes, dont 5 éléments des Forces de l’ordre et de sécurité (FDS) ont été blessés et 40 otages libérés. D’énormes dégâts matériels ont été enregistrés.

Les auteurs et complices sont poursuivis pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, assassinat, tentative d’assassinat, détention illégale d’armes à feu et de munitions, destruction volontaire aggravée de biens le tout en relation avec une entreprise terroriste, contre X et toutes autres infractions que l’enquête révélera», a indiqué Maïza sérémé.

Le procureur du Faso a soutenu que l’attaque du café-restaurant Aziz Istanbul a «beaucoup de similitudes» avec celles de janvier 2016: le mode opératoire, le type de terroristes (des jeunes individus), l’armement (absence de grenades et de liquides inflammatoires cette fois-ci), les moyens de locomotion, repérage des lieux au préalable.

«Ils n’ont pas cherché à fuir, ils sont allés au combat, c’était pour mourir comme lors de l’attaque du 15 janvier 2016», a dit Mme Sérémé.

Un appel à témoin a été lancé pour recueillir les renseignements utiles afin de faire progresser l’enquête.

 

Djakaridia SIRIBIE

Alimatou SENI

(Stagaire)

Sidwaya

Mise à jour le Mardi, 15 Août 2017 08:59
 

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