Crise foncière au Burkina Faso les "défenseurs du droit au logement" ont battu le pavé PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Vendredi, 06 Avril 2018 09:35

L’Union des associations de la lutte pour le droit au logement, avec le soutien de la coordination de la Coalition contre la vie chère (CCVC), a effectué une marche- meeting, le jeudi 5 avril  2018  à Ouagadougou.

Ce fut un « monde fou », guidé par la Coalition contre la vie chère (CCVC) et l’Union des associations de la lutte pour le droit au logement, qui a battu le pavé, de la Bourse du travail jusqu’au ministère en charge de l’habitat, le jeudi 5 avril 2018. Scandant des slogans, les manifestants ont décrié la crise du logement au Burkina Faso tout en marquant leur indignation face à la crise du foncier. Ils ont exigé un audit sérieux  des opérations de lotissement et le retrait des « parcelles frauduleusement acquises par certaines personnes». Ils ont également invité le gouvernement à mettre fin au pillage du foncier urbain et rural par les sociétés immobilières et les promoteurs d’agrobusiness. Par ailleurs, les protestataires ont souhaité la réalisation de logements sociaux décents et abordables au profit des populations. En effet, selon le secrétaire général de la Coordination des associations de la lutte pour le droit au logement (CDDAL), Pama Nebié, cette marche-meeting, s’inscrit dans la lutte pour le droit au logement qu’ils ont longtemps menée. « A l’issue de cette marche, nous avons remis notre plateforme de revendications au ministre de l’Urbanisme et de  l’Habitat», a-t-il signifié. Par ailleurs M.Nebié a affirmé que toutes les associations œuvrant dans la lutte pour le droit au logement sont  satisfaites de la réussite de cette marche-meeting. Cette réaction, a-t-il indiqué, va permettre aux autorités de mieux se pencher sur les problèmes du  foncier, du logement et surtout des parcelles qui minent surtout la  société urbaine au Burkina Faso. «Nous souhaitons que nos doléances soient traitées avec diligence», a laissé entendre M. Nebié. Sur ce, le ministre de l’Urbanisme et  de l’Habitat, Maurice Dieudonné Bonanet,après avoir reçu le message des manifestants, a déclaré que les membres de la coalition sont dans leur droit. Mais, a-t-il expliqué, les problèmes du droit au  logement et des parcelles sont des préoccupations déjà prises en compte.  Il a souligné que c’est une question de temps et qu’aucune préoccupation ne serait mise en marge. « Je veillerais à ce que toutes vos doléances soulignées ici soient prises en charge », a-t-il lancé.

 


Mamourou BENAO

Sidwaya

Mise à jour le Vendredi, 06 Avril 2018 09:45
 

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