Lutte contre la corruption : le REN-LAC inquiet PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Mercredi, 11 Avril 2018 21:19

Les membres du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) ont organisé, le mercredi 11 avril 2018 à Ouagadougou, une conférence de presse au cours de laquelle, ils ont fait le point aux journalistes sur leur rencontre avec le chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré.

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a accordé le 27 mars 2018, une audience au Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC). Cette rencontre a eu pour but de lui remettre officiellement un mémorandum d'interpellation sur la nécessité d'une volonté politique réelle dans la lutte contre la corruption au Burkina Faso. Le réseau a fait le point de la rencontre aux journalistes au cours d'une conférence de presse le mercredi 11 avril 2018 à Ouagadougou. Pour le Secrétaire exécutif du REN-LAC, Claude Wetta, le Réseau a de vive voix invité le président du Faso, entre autres, à veiller à ce que les structures d'enquêtes, les corps de contrôles et la justice aient les moyens humains et financiers nécessaires pour accomplir au mieux leurs missions. Il s’agit également de la mise en œuvre pour solder le lourd passif des crimes économiques et confisquer les biens, fruits de la corruption, au profit de la réalisation d'investissement dans les secteurs sociaux. Dr Claude Wetta a invité les autorités à prendre des mesures fortes en vue de la rationalisation de la gestion des véhicules de services et de fonction. "En vingt ans d'existence et de combat, notre réseau a apporté une contribution non négligeable à la lutte contre la corruption et à la malgouvernance. Des acquis ont été engrangés. Cependant, force est de constater que la volonté politique fait défaut", a-t-il déploré.  Quelles ont été les réponses du chef de l'Etat? A cette question, le secrétaire exécutif du REN-LAC a souligné que le président, tout en confiant être en parfait accord avec le REN-LAC sur leurs analyses et  les points d'interpellation, a  également insisté sur la nécessité que chaque acteur joue son rôle. Pour Claude Wetta, avec ces propos du président du Faso, il y a comme « un aveu d'impuissance au sommet de l'Etat, face à ce fléau grave qu'est la corruption ». Pourquoi une telle affirmation, se sont interrogés les journalistes. En réponse, le secrétaire exécutif a fait savoir que, pour lutter contre la corruption, il faut un changement de mentalités à tous les niveaux. Mais au Burkina Faso, a-t-il indiqué, contrairement à d'autres pays africains, l'ASCE-LC et le REN-LAC existent et la loi anti-corruption et ses textes d'application sont en vigueur, offrant au chef de l'Etat, d'énormes atouts. Il a alors souhaité qu'en plus de cet arsenal, une  "dynamique saine" soit impulsée depuis le sommet pour faire reculer ce phénomène au Burkina Faso. Prenant l'exemple du Rwanda, Claude Wetta a indiqué que c'est le chef d'Etat lui-même qui doit incarner la ferme volonté de combattre le fléau et d'engranger des résultats appréciables. Les premiers responsables du REN-LAC se sont dit  plus que jamais déterminés à poursuivre leurs efforts dans la lutte  contre la corruption. Ils ont appelé les citoyens à renforcer davantage leur niveau de veille  et à développer des initiatives afin d'exercer un contrôle citoyen de la gestion des affaires publiques.

 


Elélé KANTORO

Sidwaya

Mise à jour le Mercredi, 11 Avril 2018 21:26
 

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