Nouveau scandale à la FIFA : Fédération internationale de fraudeurs associés ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par L'Observateur paalga   
Jeudi, 28 Mai 2015 07:16

Jeffrey Webb, Eduardo Li, Julio Rocha, Costas Takkas, Eugenio Figueredo, Rafael Esquivel et José Maria Marin; voilà les 7 hauts responsables de la Fédération internationale de football et associations (FIFA) à avoir été arrêtés par la police suisse hier mercredi 27 mai 2015 dans la matinée à Zurich. Leur arrestation fait suite à une demande de la justice américaine qui les accuse «des faits présumés de racket, blanchiment d'argent et corruption dans le cadre notamment de l'attribution de plusieurs coupes du monde ou de contrats marketing» lors de ces 24 dernières années. Pour le moment, ils sont en détention préventive, mais très rapidement, ils pourraient être extradés vers les États-Unis pour répondre de leurs actes.

C’est donc dans cette ambiance teintée de supposée corruption et de comportements mafieux que l’instance mondiale du football s’apprête à renouveler sa présidence. Les stigmates de cette tourmente étaient bien perceptibles, et à tout moment, la cocote minute pouvait exploser.

En effet en 2010, depuis l’attribution de la coupe du monde 2018 à la Russie et celle de 2022 au Qatar, ça sentait le soufre dans les coulisses de la forteresse Hitzigweg 11 à Sonnenberg dans la métropole suisse. La première victime de cette coupe du monde de la corruption a été le président de la Confédération asiatique, le Qatarien Mohamed Bin Hammam. Les soupçons qui pesaient sur lui ayant été confirmés en 2011, il a été banni à vie de toute activité liée au football.

Aujourd’hui, c’est une autre étape qui est franchie avec l’arrestation des 7 fantassins. L’on se rend bien compte que la liste n’est pas encore exhaustive, car, de l’avis du procureur fédéral de Brooklyn aux États-Unis, il y aurait 14 inculpations de responsables et partenaires de la FIFA. Pire, cela ne constituerait «que le début de (leur) effort».

Pour le moment, il n’y a pas de représentant du continent africain concerné. C’est tant mieux. Mais il se murmure que l’ancien président de la Fédération ivoirienne de football Jacques Anouma, alors membre du Comité exécutif de la FIFA, serait dans le collimateur. Il faut craindre que le président de la confédération africaine, Issa Hayatou, lui-même, soit entendu.

De toute façon, tout le monde sait que le foot est devenu un monde de business et de gros sous, et c’est évident que les pratiques mafieuses s’y invitent. Et la Fédération Internationale des Fraudeurs Associés (NDRL : pour reprendre le sigle de la FIFA) était devenue une caverne de corruption rampante, systématique et profondément enracinée.

C’est donc dans cette ambiance aux odeurs nauséabondes que devrait se tenir le vendredi 29 mai prochain l’élection à la présidence de la FIFA. Il y a fort à parier que cette date sera repoussée, car le président sortant, Sepp Blatter, est en train de mettre la pression sur les délégués pour repousser l’échéance.

Candidat à sa propre succession, Blatter, âgé de 79 ans, brigue un cinquième mandat face à un adversaire, le prince Ali de Jordanie, qui ne fera sans doute pas le poids. Mais qu’on se le dise, ce dont l’instance mondiale du football a besoin, c’est d’une véritable révolution qui va balayer toute cette bande de corrompus et de mafieux et instaurer un ordre nouveau. C’est le vœu pieux de tous les amoureux du sport-roi.



Kader Traoré

 

L'Observateur paalga

Mise à jour le Jeudi, 28 Mai 2015 07:41
 

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