Ouganda vs Burkina : Les Etalons se doivent d’enchaîner Imprimer
Écrit par L'Observateur paalga   
Mardi, 29 Mars 2016 07:10

Vainqueurs (1-0) des Cranes d’Ouganda à l’issue d’une rencontre qu’on n’a pas vécu intensément, les Etalons recollent au classement. Une courte victoire obtenue le samedi 26 mars 2016 au stade du 4-Août grâce à un penalty transformé par Jonathan Pitroipa. Le deuxième acte, c’est ce soir à partir de 19 h heure locale, 16 h TU, à Kampala. Pour se détacher en tête du Groupe C, les hommes de Duarte se doivent d’enchaîner pour que l’horizon s’éclaircisse un peu plus.

Le onze du Burkina, qui sortait d’une défaite au Botswana, devait rebondir à domicile et il l’a fait devant son public. Mais force est de reconnaître que ce fut laborieux et la victoire a mis du temps à se dessiner. Ça peut arriver à n’importe quelle équipe qui joue à domicile, et de surcroît sous pression quand elle veut redresser la situation. On peut donc concéder cela aux Etalons qui auront tout de même agacé leurs supporters, impatients d’attendre des buts.

 

 

Samedi, la fraîcheur et le réalisme ont non seulement manqué à l’équipe, mais les intentions de jeu laissaient à désirer. Pourtant, cette formation ougandaise n’a pas été totalement rayonnante. Elle a misé sur Geofrey Massa, lequel était en pointe et usait de sa vitesse pour créer le danger. Positionné assez haut, on l’a vu reprendre de façon instantanée un corner de la tête qui a surpris Daouda Diakité. Heureusement, que le premier assistant, Tahssen Abo El Sadat Bedyer, avait auparavant signalé une position de hors-jeu. Le public, entre-temps, était complètement hébété (18e).

 

La première vraie occasion des Etalons est intervenue à la 26e minute quand le coup franc de Pitroipa a ricoché sur l’équerre. Et puis, plus rien si ce n’est des approximations à l’approche des buts.

 

0-0 à la mi-temps, le résultat était logique et il a fallu ce penalty (58e) pour sonner le glas des Ougandais. C’est de justesse que les nôtres l’emportent sans effacer quelques doutes. Maintenant que les vice-champions d’Afrique en 2013 en Afrique du Sud sont revenus à la hauteur des Cranes, ils doivent absolument continuer sur leur lancée ce soir à Kampala pour ne pas se voir reléguer à la deuxième place. A défaut d’être capitale, cette rencontre constitue toutefois un petit tournant pour les deux potentiels candidats à la première place. Mais derrière eux, arrive le Botswana qui compte désormais 6 points après sa victoire sur les Comores (2-1) le dimanche 27 mars dernier. Les Zèbres n’ont pas perdu tout espoir de se qualifier. Ils restent en embuscade car sait-on jamais.

 

A noter que cinquante et une équipes disputent les éliminatoires de la CAN dont la phase finale aura lieu au Gabon en janvier 2017. Ces pays sont répartis dans treize groupes de quatre équipes. Chaque sélection dispute six matches, dont trois chez elle. A la fin des six journées, l’équipe qui a le meilleur bilan (points pris, buts marqués, etc.) finit première de son groupe et est qualifiée pour le tournoi. Les deux meilleurs deuxièmes de ces éliminatoires obtiennent également leur qualification. Au total, seize équipes prendront part à cette compétition dont la Côte d’Ivoire est tenante du titre.

 

Justin Daboné


L’indispensable rajeunissement

 

Au Burkina, participer à la CAN est devenue une obsession à tel point que la relève semble ne pas être une préoccupation. Or, à un moment, il faut savoir se fixer des objectifs à long terme pour récolter les fruits de la patience.

Après le départ de Gernot Rohr, Duarte, on le sait, a hérité d’un groupe dont l’ossature n’a pas fondamentalement changé. En fait, c’est la continuité pour le Portugais qui connaît d’ailleurs la plupart des joueurs qu’il avait sélectionnés pour Angola 2010 et Gabon-Guinée équatoriale 2012.

De retour aux affaires et compte tenu du temps, il ne pouvait donc pas bouleverser l’effectif. Pour sa première sortie, le sélectionneur national a tout juste apporté une petite retouche et dans le onze de départ, une nouvelle figure : Bakary Saré. Sociétaire de Guimarães (Portugal), c’était son premier match avec la sélection du Burkina et dans le carré dit magique, il a tiré son épingle du jeu avec une certaine générosité dans l’effort. Pour un coup d’essai, c’est sûr qu’il est en confiance et il ne faut pas hésiter à lancer dans le grand bain des garçons comme Yacouba Coulibaly (RCB), Patrick Malo (JS Kabylie) et Adama Guira (Sonderjvske, Danemark).

Dans ce onze de départ, les vieux chevaux n’ont pas tous convaincus et c’est même un signe qu’il faut une cure de jouvence. Le temps n’est-il pas venu de miser sur de ’’jeunes joueurs’’ au lieu de les reléguer au second plan ? En tout cas, le rajeunissement est plus que nécessaire aujourd’hui à moins qu’on ne sache pas ce qu’on veut.

 

J.D.

L'Observateur paalga

Mise à jour le Mardi, 29 Mars 2016 07:29