Après la qualification des Etalons : Quelques doutes subsistent PDF Imprimer Envoyer
Écrit par L'Observateur paalga   
Mardi, 06 Septembre 2016 07:46

A dire vrai, ce n’est pas un événement et le contraire aurait sans doute laissé plus d’un abasourdi. On retient de cette qualification qu’elle fut laborieuse même si l’objectif a été atteint. En tout cas, ceux qui pensaient au départ que les Zèbres boiraient le calice jusqu’à la lie sur la pelouse ont bien déchanté. Pour cette 6e et dernière journée des éliminatoires de la CAN 2017, le onze du Burkina nous a montré deux visages : combative à souhait en première mi-temps et sans génie au cours de la deuxième.

 

Le faux-pas étant interdit, les Etalons auraient pu éviter de se mettre en difficulté s’ils avaient été efficaces. Trois buts à zéro avant la pause aurait largement suffi pour se mettre davantage en confiance. Mais ils se sont contentés d’un petit but, croyant peut-être que les Zèbres ne pourraient pas refaire surface pour brouter la pelouse. Mal leur en prit puisque ceux-ci sont revenus en force pour tenter de gâcher la fête.

L’entame a été même effrayante quand les visiteurs ont touché le poteau de Daouda Diakité. A partir de cet instant, on a compris que les nôtres n’étaient pas à l’abri d’une surprise. Et l’égalisation arriva sur penalty. On a alors vu, par la suite, une équipe burkinabè aux abois et incapable de prendre le jeu à son compte. L’atmosphère, à ce moment, devenait pesante dans les gradins.

Le public, qui n’a pas bougé quand la pluie tombait dru, méritait sans doute mieux. En dépit de quelques étincelles, les Etalons ont été bien près de se laisser envahir par les Zèbres. Il a fallu l’entrée en jeu de Banou Diawara pour éviter une honte nationale. C’est le héros de l’après-midi. L’ex-sociétaire du Racing club de Bobo (RCB) a tiré l’équipe d’une situation délicate, et l’entraîneur Paulo Duarte lui doit une fière chandelle.

C’est sûr, les Etalons sont passés très, très très prêts de l’élimination et leur victoire est loin d’être glorieuse. Mais, cependant, elle vaut son pesant d’or. Dans quelques mois, ils seront à leur cinquième CAN d’affiée. Mais pour quoi faire après une prestation indigne le dimanche 4 septembre 2016 au stade du 4-Août ? C’est en 2010 en Angola qu’ils avaient renoué avec la compétition après deux absences (2006 en Egypte et  2008 au Ghana).

A Cabinda, le onze du Burkina avait été éliminé au premier tour de même qu’en 2012 (Gabon-Guinée Equatoriale). En 2013, contre toute attente, il a surpris tous les observateurs en arrachant une qualification historique à Nelspruit pour la finale contre le Nigeria (0-1) à Johannesburg. L’accueil fut chaleureux au retour de l’équipe à Ouagadougou.

Dans les différentes artères de la capitale, le capitaine Charles Kaboré et les siens avaient communié avec leurs milliers de supporters. Des moments inoubliables dans la carrière d’un footballeur. On ne jurait désormais que par eux et on disait même que les Etalons ne peuvent plus trembler devant n’importe quelle équipe en Afrique.

2015 : c’était l’année de la 30e Coupe d’Afrique des nations de football en Guinée Equatoriale, laquelle avait volé au secours de la CAF après le désistement du Maroc en raison de l’épidémie Ebola. Les Etalons étaient dans le groupe A avec le Nzalang Nacional,  les Panthères du Gabon et les Diables Rouges du Congo.

Au vu de ce qui s’était passé dans le pays de Mandela, nos représentants étaient précédés d’une solide réputation. On faisait d’eux les grands favoris, mais à l’issue du tournoi ils avaient terminé à la dernière place avec 1 point. Incroyable ! Etre finaliste à Johannesburg et chuter lamentablement deux ans plus tard à Bata !

Au Gabon, c’est une autre aventure qui commence et à voir les pays qualifiés ce ne sera pas de la tarte. Des doutes subsistent et si d’ici là, des corrections ne sont pas apportées au sein de l’effectif un retour prématuré à la maison ne surprendrait personne.  Le staff technique a encore du travail, et ça tombe d’ailleurs bien avec la réception des Bafana Bafana au début du mois d’octobre dans le cadre de la première journée des éliminatoires du Mondial 2018 en Russie.

Une CAN se prépare avec des joueurs aguerris et surtout disciplinés pour ne pas devoir jouer à 10 au temps fort de la rencontre. Sur le deuxième point, le coach portugais devra se montrer rigoureux  et se passer des provocateurs. Steve Yago est de ceux-là et son comportement n’est pas digne d’un Etalon. Ayant pété les nerfs, il a assené un coup de poing à un joueur botswanais alors que son équipe courait après un deuxième but.

Ce n’était pas le moment de se comporter comme dans la jungle et son expulsion est bel et bien justifiée. Peut-être même que la commission de discipline de la CAF  irait plus loin en lui infligeant une lourde sanction. Il n’y a pas d’excuse pour un joueur qui se dit professionnel et fait fi de l’exemplarité sur la pelouse.

Ce match, on ne l’oubliera pas de sitôt et on continuera d’épiloguer sur ce fameux temps additionnel : 9 minutes. L’arbitre tunisien, Youssef Essrayri, est le seul maître de son chrono et on ne sait pas si les intempéries  y ont été pour quelque chose. Quoi qu’il en soit, les avis sont partagés et il n’était pas à un moment à la hauteur….

 

Justin Daboné

L'Observateur paalga

Mise à jour le Mardi, 06 Septembre 2016 08:11
 

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