Burkina Faso Vs Tunisie : pas d’esprit de revanche PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Vendredi, 27 Janvier 2017 06:45

Ce samedi 28 janvier 2017 à 16h00 TU, les Etalons fouleront à nouveau la pelouse du stade de l’Amitié Sino-gabonaise de Libreville pour ouvrir le bal des quarts de finale de la CAN 2017, face à la Tunisie. Un match-couperet que les joueurs burkinabè comptent aborder avec le plus de sérieux possible pour s’ouvrir le chemin du dernier carré.

Une autre compétition commence pour les Etalons. Finis les matchs où l’on pouvait calculer pour grappiller des points à gauche ou à droite. Cette fois, ce sont des matchs de coupe et une erreur au final ne peut être rattrapée. Les matchs-couperet, on les joue donc à fond. D’où il faut aborder ces quarts de finale avec plus de sérieux et de détermination si tant est qu’on rêve d’intégrer la caste des poids lourds du football continental. Charles Kaboré et ses coéquipiers appréhendent bien l’ampleur de la tâche. « La Tunisie est une bonne équipe qui est portée vers l’offensive et qui tient bien le ballon. Mais nous ne devons nous concentrer que sur nous. Tant que nous ferons bien notre boulot et tout le monde essaie d’exécuter la tâche que demande le coach, on pourra faire un bon résultat », a affirmé le capitaine des Etalons qui montent en puissance au fil des matchs. Premier de la poule A, les Etalons ont déjoué tous les pronostics et ne peuvent plus se cacher même s’ils revendiquent encore la carte de la modestie. « Il reste encore des noms ronflants du football africain dans la compétition. Nous essayons de gratter un peu de place pour nous faire un nom. C’est important même si nous disons que nous sommes là avec beaucoup de modestie. Maintenant, nous sommes à découvert et face à la Tunisie, il nous faudra nous mettre davantage au sérieux, gommer les erreurs entrevues lors des précédents matchs pour ne pas laisser des opportunités aux Tunisiens », a insisté Charles Kaboré. Son coéquipier du milieu de terrain, Alain Traoré connaît aussi les qualités des Aigles de Carthage. Mais trouve qu’il y a de la place pour faire quelque chose. « Malgré le match initial perdu devant le Sénégal, la Tunisie avait livré une bonne rencontre. C’est une très bonne équipe, mais nous connaissons aussi nos forces et nos qualités. Nous allons bien nous préparer pour remporter le gain de la partie », a dit clairement l’ex-coéquipier d’Aymen Abdenour, le capitaine tunisien quand les deux évoluaient ensemble du côté du Rocher à Monaco. Les Etalons dans leur ensemble respectent les Aigles de Carthage sans les craindre. Car, même si l’équipe de l’expérimenté coach franco-polonais Henry Kasperczak montre une attaque qui crache du feu (6 buts inscrits en 3 matchs), son bastion défensif offre aussi des trous d’air (5 buts encaissés). Le technicien aux sept phases finales de CAN pour quatre demi-finales a aussi une idée sur les Etalons : « Le Burkina  Faso est une très bonne équipe. C’est une nouvelle génération de joueurs qui pratiquent un football vif, rapide et très technique. C’est donc un adversaire de qualité », fera-t-il remarquer avant d’ajouter que son mot d’ordre avec son équipe c’est de gagner et passer en demi-finale. Paulo Duarte de son côté tresse aussi des lauriers pour la qualité du jeu des Aigles de Carthage : « C’est une équipe qui est confortable et plaisant à regarder dans son style de jeu. Mais son véritable atout reste son groupe comme celui des Etalons. Donc ce sera un match intéressant ». Un quart de finale entre la Tunisie et le Burkina Faso en phase finale de CAN s’est déjà vu en 1998 au pays des Hommes intègres avec une victoire burkinabè après l’épreuve des tirs aux buts (1-1 ; tab 8-7) et ce penalty raté par Samir Trabelsi. En son temps, sur le banc de touche des Aigles de Carthage était assis un certain Henri Kasperczak. Paulo Duarte pour sa première sortie avec l’équipe nationale du Burkina Faso avait réussi le tour de force d’aller battre la Tunisie au stade de Rhadès (2-1) avec un doublé d’Issouf Koné. Mais le technicien portugais avait aussi après fait un tour dans un club tunisien notamment le C.S Sfaxien et l’aventure avait tourné court. Duarte tout comme Kasperczak ont donc des revanches à prendre. Mais ni l’un ni l’autre ne parlent d’esprit de revanche dans cette rencontre du samedi pour ce premier quart de finale de la CAN 2017. Mais sur le terrain, ils se seront pas amis non plus.

 

 

Béranger ILBOUDO

De Libreville (Gabon)

Sidwaya

Mise à jour le Vendredi, 27 Janvier 2017 07:00
 

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